« Nous sommes stupéfaits » : à Saint-Brieuc, ces parents d’élèves mobilisés contre le projet de fermeture d’écoles

Une cinquantaine de parents d’élèves se sont rassemblés devant l’école Baratoux, à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), ce lundi 12 octobre 2026 au matin, pour protester contre le projet de fermeture de l’établissement. Un projet qui a fuité dans la presse après une réunion du maire avec les directrices et directeurs d’écoles mardi 6 octobre 2026.

Emmanuelle Métivier
Publié le

Nous sommes stupéfaits de l’annonce. On ne comprend pas, assurent les parents élus au conseil d’école de Baratoux, ce lundi 12 octobre 2026, à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). À 8 h 20, à l’heure de l’entrée en classe, Ils sont une cinquantaine, rassemblés devant la grille de l’école, pour protester contre sa possible fermeture, rejoints par des représentants des syndicats d’enseignants SNUipp et FSU 22, des membres de l’ancienne majorité municipale, de la France insoumise et du comité de quartier Saint-Michel.

L’école accueille 112 élèves, répartis dans cinq classes avec un dispositif Ulis d’inclusion scolaire. Elle est concernée par le projet de regroupement d’établissements maternels et primaires annoncé, la semaine dernière, par la municipalité. Selon ce plan, les élèves de Baratoux - de même que ceux de la maternelle Guy-Ropartz - seraient répartis entre les Merles (quartier Saint-Michel) et Berthelot (centre). Au total, cinq écoles publiques de Saint-Brieuc fermeraient, sous deux à sept ans (1).

« Si on nous avait plutôt annoncé une fusion»

Les directeurs d’école ont été avisés de ce projet le 6 octobre. Dans le processus de décision, il semble que tout soit acté, regrette François Chopin, papa d’un enfant en CM1 à Barathoux et d’un autre en grande section à Guy-Roparz. On nous annonce de but en blanc la double fermeture Barathoux / Guy-Roparz alors que nos deux écoles sont pleines. Si on nous avait plutôt annoncé une fusion, comme à Robien, pourquoi pas… Il y a ici, à Baratoux, 300 m2 inoccupés qui pourraient parfaitement accueillir les trois classes de Guy-Roparz, propose aussi Pierre Reault, père d’un enfant en CP.

« La solution de proximité serait alors l’école privée»

Les parents d’élèves craignent les conséquences de ces fermetures. Selon eux, cela viendrait à favoriser l’enseignement privé. Si nous devions changer d’école, il nous faudrait douze minutes de marche aller à Berthelot, avec une montée, et quinze minutes pour aller aux Merles. La solution de proximité serait alors pour nous l’école privée de la Providence, poursuit l’un des parents.

Ils pointent également la mixité sociale qui règne à Barathoux et à Guy-Ropartz. Elle serait cassée si ces deux écoles venaient à fermer. Saint-Michel, avec les Merles, resterait le quartier riche, appuient-ils.

« Le discours de vouloir redynamiser le centre»

Autre argument mis en avant : la vie de quartier. Quand la mairie tient le discours de vouloir redynamiser le centre, pourquoi supprimer la seule école de cœur de ville, interroge Juliette Villar, maman de deux élèves, en CE1 et CM2. On ne comprend pas cette décision qui intervient alors que le centre se repeuple. Fermer cette école dissuaderait les familles de s’y installer.

Ce mardi 13 octobre, l’école Barathoux sera fermée. Nous attendons maintenant la conférence de presse du maire, jeudi, et l’annonce des réunions publiques organisées par le maire pour présenter son projet afin d’y participer, déclarent les parents.

(1) Les autres regroupement envisagés : quartier de Robien, fermeture de Guébriant dont les élèves iraient à Hoche ; aux Villages, ceux d’Yves-Dollo seraient transférés au Grand-Clos ; à de la Croix-Saint-Lambert, les maternelles de l’Établette seraient répartis entre Jacques-Brel et Beauvallon.


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43 ans au service de l'enseignement catholique. Suspendue par le rectorat de Versailles à un mois de la retraite, à la demande du directeur du Sacré Coeur