Après l’affaire Bétharram, les députés français votent pour davantage de contrôle des écoles privées
Après les révélations de cas de violences, notamment sexuelles, sur des enfants dans une école privée catholique du Sud-Ouest, les députés ont voté pour davantage de contrôles dans ce type d’établissements. Si le sujet de la protection de l’enfance est peu clivant, celui de la supervision des écoles privées continue de crisper, plus de 40 ans après les larges manifestations pour la «guerre scolaire»
Après le scandale, la loi. Les députés ont adopté à l’unanimité ce lundi 1er juin une proposition de loi visant à lutter contre les violences en milieu scolaire, un texte qui découle de la commission d’enquête issue du scandale de Notre-Dame-de-Bétharram. Cette affaire a éclaté à la suite de la prise de parole d’anciens élèves de cet établissement scolaire catholique privé proche de Pau, dans le sud-ouest de la France, en 2024. Au total, plus de 200 personnes ont fait part des violences psychologiques, physiques ou sexuelles qu’ils ont subies. C’est en 2025, lorsqu’une enquête de Mediapart est publiée quelques semaines après l’entrée en poste de François Bayrou (MoDem, centre) comme premier ministre, que l’affaire connaît un retentissement national. Pendant les mois qu’il passe à la tête du gouvernement, la pression ne cesse de monter sur l’ancien ministre de l’Education nationale et maire de Pau. Des mois de polémiques qui expliquent la solennité des débats qui ont occupé les députés jusque tard dans la nuit.
Le texte propose notamment la condamnation officielle des «violences physiques, psychologiques et sexuelles commises sur des enfants», mais aussi la «reconnaissance de la carence du contrôle imputable à l’Etat», ainsi que la création d'un " fonds d'indemnisation et d'accompagnement des victimes de violences en milieu scolaire". Si la philosophie de cette part de texte n'a pas provoqué de débats houleux, les discussions sur une autre partie ont été plus vives. Les articles 7. 8, 9 du texte ont été largement décriés par la droite et l'extrême droite. Les raisons? ces derniers ont pour visée de contrôler davantage l'enseignement privé...
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