Éducation : l'enseignement catholique demande une mission parlementaire

Face aux inspections renforcées dans le privé sous contrat, Guillaume Prévost dénonce des « abus d’autorité » et une dérive des contrôles. Il appelle à une mission parlementaire, accusant certains inspecteurs d’intimidation et d’atteintes aux libertés dans les écoles.

Élisabeth Caillemer


Auditionné le 2 décembre par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, Guillaume Prévost, secrétaire général de l’enseignement catholique, a dénoncé de « graves abus d’autorité » lors des inspections menées dans les établissements privés sous contrat. Il a appelé les députés à ouvrir une mission parlementaire sur les conditions de ces contrôles. 

Depuis les révélations de violences à Notre-Dame-de-Bétharram et dans d’autres établissements, le plan ministériel « Brisons le silence » prévoit d’inspecter 40 % du privé sous contrat d’ici 2027. Plus de 900 contrôles ont déjà été menés, selon Guillaume Prévost, qui ne conteste pas leur légitimité. Il dénonce en revanche une « instrumentalisation éhontée des contrôles pour insécuriser les personnels, fragiliser nos écoles et fermer nos petites écoles rurales mixtes ». Il cite notamment le cas d’« inspecteurs qui questionnent un enfant, sans adulte tiers, sur les convictions religieuses de sa famille et ses pratiques religieuses ».

 

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