Le directeur mis à pied, les enseignants se mettent en grève : les raisons de la colère dans ce lycée catholique

 

 


Écrit par Armelle Goyon

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Le cours ont de nouveau été suspendus vendredi 21 novembre 2025 au lycée Notre Dame de Bon Secours de Perpignan. Les enseignants s'étaient mis en grève jeudi après la mise à pied soudaine du directeur. Ils réclamaient des éclaircissements de la direction. L'Organisme de gestion de l'enseignement catholique donne des précisions. 

 

La nouvelle avait fuité mercredi soir, mais les enseignants l'ont appris jeudi matin. Le directeur de l'établissement catholique Notre Dame de Bon Secours a été convoqué par le président de l'Ogec (Organisme de gestion de l'enseignement catholique) mercredi soir et il lui a été signifié sa mise à pied à titre conservatoire, a priori sans qu'aucun motif ne lui soit communiqué.

Une mise à pied jugée "brutale"

Après une Assemblée Générale des enseignants jeudi, la quasi-majorité avait voté l'annulation des cours du jeudi 20 novembre. Et les quelques 1 400 élèves étaient rentrés chez eux vers 11h. "Ce que l'on veut, c'est le pourquoi de cette mise à pied et savoir vers où nous allons. Nous ne sommes pas là pour défendre le directeur mais nous voulons des informations sur la gestion de l'établissement. Cette prise décision ne nous paraît pas pertinente et pourrait nuire à la notoriété du lycée et à la communauté de travail de 180 personnes", explique Romain Martignoles, délégué syndical Snec-CFTC.

Ce départ "brutal " apparaîtrait dans une période chargée pour le lycée. "C'est un mauvais timing, nous sommes en pleine période d’inscriptions, de renégociation d’un accord dénoncé par l'employeur sur le temps de travail et à 15 jours des portes ouvertes, cela fait beaucoup", informe Céline Del Aguilla, déléguée syndicale CGT.

"Plus de clarté et d'informations"

Les représentants syndicaux s'inquiètent en outre des suites possibles de cette mise à pied. "Le directeur va très certainement porter plainte au tribunal des Prud'hommes, il y a déjà eu quelques cas de mise à pied par le passé qui ont coûté cher à l'établissement, dont l'ancien directeur il y a cinq ans, d'autres procédures prud’homales seraient en cours", poursuit Romain Martignoles.

Les enseignants attendent "plus de clarté et d'informations " de la part de la direction et de l'autorité catholique. La représentante de celle-ci doit rencontrer les délégués syndicaux en fin de journée. Après une nouvelle réunion vendredi matin, et alors que les cours avaient repris, les enseignants ont décidé de les suspendre à nouveau.

Contacté par France 3 Occitanie, le diocèse a transmis un communiqué signé par le bureau de l'Ogec qui dit comprendre "l'émotion provoquée par cette information, amplifiée par la manière dont elle a été révélée." L'organisme affirme ne pas pouvoir "rendre publics les motifs de la procédure qui a été engagée, conformément à la loi et ce, dans le but de respecter les droits de la défense et la dignité du chef d'établissement, car pour l'instant aucune décision définitive n'a été prise."

L'Ogec dément par ailleurs des informations qui ont circulé suite à l'annonce de la mise à pied du directeur. "Les raisons de cette procédure n'ont aucun rapport avec des détournements de fonds ou des faits de violences scolaires d'aucune sorte et souhaitons lever toute inquiétude au sujet de la sécurité des élèves de l'établissement", peut-on lire dans ce communiqué. 

 

 

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