A Montrouge: il était une fois… une institution qui se protège elle-même
C'est l'été. La saison idéale pour le pas-de-vagues. Tout le monde est en vacances — sauf les victimes. Il était une fois, dans une paisible institution catholique des Hauts-de-Seine, une cheffe d'établissement que du beau monde protège. La tutelle la protège. Les Sœurs dominicaines du Très Saint Rosaire de Monteils — le Très Saint Rosaire, rien que ça ! — veillent sur elle de loin, bien à l'abri du quotidien de leur couvent. Elles se contentent du seul son de cloche qui leur parvient, celui de la direction. Tant que les caisses sont pleines, tout va bien. Jamais elles n'ont tendu la main vers ceux qui donnent l'alerte depuis des années. L'amour de son prochain a manifestement ses limites. Apparemment, le prochain doit d'abord remplir les classes. Peu importe que des personnels souffrent, partent, s'effondrent. Peu importe que des rapports accablants s'accumulent comme autant de péchés que l'on refuse de confesser. La vitrine brille ...