Réponse du collectif StopSouffrancEC au droit de réponse de l'institution Jeanne d'Arc de Montrouge/ article du Canard enchaîné


 

          Jeanne d’Arc de Montrouge : l’art sacré du déni

Billet du collectif Stop SouffrancEC 

 


Un premier droit de réponse après Libération.
Désormais, un second droit de réponse qui fait suite à l’article du Canard Enchaîné.


Même ton.
Même indignation.
Même argumentaire recyclé.
Même conclusion : affaire classée

Chaque fois qu’un journaliste pointe une défaillance ? Le scénario est toujours le même : droits de réponse recyclés, victimisation automatique.
Imagination ? Zéro.

Il faut reconnaître un talent certain : à Jeanne d’Arc, chaque document est interprété dans un seul sens possible — le plus favorable.

Un journaliste cite un témoignage ? Il se serait “basé sur un unique témoignage”.
Peu importe combien d’autres ont été entendus : s’ils ne sont pas imprimés, ils n’existent pas.

Le mot “harcèlement” n’apparaît pas explicitement ? Amen.

 Les “méthodes brutales” ne sont pas formulées noir sur blanc dans le rapport ? Alléluia.

Un rapport RPS révèle souffrance et santé dégradée. Les lignes parlent d’elles-mêmes.
Mais sans désignation formelle, conclusion officielle : tout va bien.
Lire entre les lignes ? Inutile.
Tirer des conclusions ? Impensable.

Le Défenseur des droits ne s’est pas prononcé sur ce qui ne relevait pas de sa saisine ? Miracle.

À Jeanne d’Arc de Montrouge, l’absence d’un terme devient certificat de vertu.
Le silence tient lieu de bénédiction.
Et le déni s’élève au rang de vertu cardinale.

Pendant ce temps, ce ne sont pas des mots qui s’accumulent, mais des personnels abîmés.
Année après année.
Des alertes répétées.
Des constats récurrents.
Des départs en masse.

À force de transformer chaque omission en victoire, on finit par croire que la réalité elle-même est négociable. On peut maîtriser la communication. On peut manier les mots.

Ce qui devient plus difficile, en revanche, c’est d’expliquer comment, depuis des années, autant de personnels puissent être/avoir été en détresse…
Tout en concluant que “tout va bien”.

 

À force de vouloir paraître irréprochable, on finit surtout par paraître hors sol.
Et le ridicule, lui, ne nécessite aucune qualification juridique.

À force de proclamer que tout va bien, on finit par croire qu’on marche droit.

Jusqu’au moment où l’on trébuche.

À Montrouge.

 

 

Droit de réponse de Jeanne d'Arc de Montrouge

Article Canard Enchainé 

On écrit au « Canard »…

« L'Institution Jeanne d’Arc de Montrouge a fait l’objet d’une mise en cause sans nuance par un article du Canard Enchaîné.

En effet, un article intitulé « Jeanne-d’Arc trébuche à Montrouge » s’appuie sur un unique témoignage pour dénoncer un management prétendument problématique qui durerait depuis 7 ans et aurait été constaté par diverses autorités.

Il convient donc de rappeler trois éléments factuels, découlant de documents vérifiables, qui ont écarté toute situation de harcèlement ou pratique managériale brutale.

En premier lieu, les trois décisions citées du conseil de prud’hommes ont, bien au contraire, écarté l’existence de harcèlement concernant les salariés qui l’avaient saisi, et les a déboutés de leurs demandes à ce titre.

En deuxième lieu, le cabinet spécialisé en risques psychosociaux — qui est intervenu à la demande de la direction — a identifié des situations d’incompréhension et de tensions qui ont justifié la mise en place de plusieurs mesures, désormais suivies au sein de l’établissement, à la satisfaction de tous. Il n’a pas stigmatisé de brutalité ou de harcèlement.

En troisième lieu, le Défenseur des droits a également été saisi de prétendues atteintes aux droits fondamentaux commises au sein de l’Institution Jeanne d’Arc ; il a désormais clôturé cette procédure en écartant toute allégation de harcèlement, de mauvais traitement ou de brutalité managériale.

Les documents qui démontrent ce qui précède sont à la disposition de la presse. »

qui répond

Même s’il n’en a cité qu’un parmi d’autres, notre article est très loin de s’appuyer « sur un unique témoignage ». Si les faits de harcèlement n’ont en effet pas été retenus par les prud’hommes, il n’en demeure pas moins que ces derniers ont bel et bien condamné à trois reprises l’Institution Jeanne-d’Arc – laquelle a fait appel dans un des trois cas.

Enfin, le rectorat de Versailles nous avait indiqué avoir reçu des « témoignages de personnels en souffrance en 2022/2023 », et de « nouveaux témoignages » suite à son contrôle inopiné lancé le 14 novembre 2025.

 

 

 


 

 

Commentaires

Anonyme a dit…
Ce sont des stratégies connues de l'enseignement privé, nier en bloc et crier au complot, plus grand monde n'est dupe...
Anonyme a dit…
Toujours les mêmes méthodes : mensonges, dénie, victimisation, vengeance et rabaissement public et privé de ceux qui ont parlé. Des ordures. Mais fermez ces établissements qui n'ont de catholique que le nom et rendez les fonds publics à l'école publique.
Anonyme a dit…
Tu exagères : il n'y a qu'eux qui savent ce que c'est la " vraie religion ". Laissons-nous manipuler et détruire, c'est la moindre des choses.

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