Comment dénoncer quand on est prof dans le privé sous contrat ? Ici le parcours du combattant, vite à se retrouver en solo :

 

2. S'adresser au rectorat, des fois à son IPR, et des fois, à force, est déclenchée la protection fonctionnelle. On clôt vite le sujet de ce truc : rectorat ensuite ne paye pas l'avocat dès lors que la plainte inclus le chef d'étb (nommé par évêque, hein).

3. Même en refus de protection fonctionnelle, trouver un avocat spécialisé fonction publique ou pénal. Compliqué, le plus souvent, annoncent avoir un conflit d'intérêt avec ... la DDEC, ou que votre affaire est perdue d'avance (soutien rectorat à fond du sous contrat) 

4. Ça fait un bout de temps que vous en avez fait une affaire personnelle, à force de vous prendre des refus. Donc vous êtes en arrêt. Pour "stress anxio-dépressif", aka burn-out. Vous tentez (lol) d'en clamer l'imputabilité au service.

4 bis. Vous êtes convoqué(e) à rdv psy "expert" (rémunéré par le rectorat) qui vous déclare hystérique, en surmoi lacanien, enfin vous l'avez bien cherché votre affaire, en fait. (promis, on n'a pas trouvé d'exception à ces "conclusions d'expert" que l'on a pu comparer) 

5. Vous vous êtes aussi adressé(e) à la cellule stop-discri de votre rectorat, qui se vante de pouvoir coller des sanctions aux méchants, tout ça. Alors, oué, peut-être. Mais juste pas dans le privé sous contrat. C'est malhonnête de pas le dire d'entrée de jeu.

6. Vous parvenez à quitter l'étb via le mouvement de l'emploi (ou pas, et là, fin des haricots, c'est ultra compliqué le harcèlement constant, CDE, équipe, voire même via le rectorat lui-même), et atterrissez avec un pédigrée qui plait pas forcément. Vous le payez à nouveau. 

7. Là il est temps de quitter le privé sous contrat. Trouver un autre emploi ? Ici et là, c'est quasi impossible, surtout avec un CV de prof (#profbashing). Reste repasser le concours dans le public :
 
8. Bravo, vous l'avez eu. Maintenant, malgré connaître vachement bien votre métier, malgré avoir déjà été titulaire, malgré que ce soit le même IPR, vous êtes stagiaire. Avec formation obligatoire de néo-profs.

8 bis : vous tentez une reconnaissance de lanceur d'alerte auprès du défenseur des droits. (À éviter aussi, fastidieux et sans fin)

9. Et le problème majeur, l'en est où ? Il est toujours là, grand gagnant. Ou a été déplacé, avec une promotion. Ou résolu enfin, mais on vous en veut encore. Si il y avait des victimes mineures, sont majeures depuis un bout de temps déjà et veulent plus en parler. Dans 30 ans ?

#NousSommesFrançoiseGullung

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