Préjugés et vérités sur l’enseignement catholique
Préjugés et vérités sur l’enseignement catholique
Le privé est financé avec de l’argent public : VRAI
Les établissements privés sont majoritairement financés par des fonds publics. Pour comprendre cet état de fait, il faut remonter à 1959 et la loi Debré qui pose le cadre de l’enseignement privé en France : elle associe les écoles privées (en majorité catholiques) au service public de l’éducation selon les termes signifiés dans un contrat signé entre les parties prenantes. Cette loi ouvre la voie à un financement public du privé dit « sous contrat ». Le hors-contrat n’est pas concerné.
Premier contributeur, l’État prend en charge le salaire des professeurs. Il finance certaines charges de personnels de la vie scolaire ou d’administratifs du second degré via un forfait d’externat. L’État a versé 8 milliards d’euros à l’enseignement privé sous contrat en 2022. Cette participation de l’État représente 55 % des ressources de ces établissements pour le premier degré et 68 % pour le second degré (rapport de la Cour des comptes, juin 2023). Des proportions qui se rapprochent de celles du public, relèvent les sages de la rue Cambon.
Les collectivités locales contribuent aussi au budget des écoles
privées, à hauteur de 21,6 % de leurs ressources pour le
premier degré et 9,6 % pour le second. Elles s’acquittent des
dépenses de fonctionnement (appelées « forfait
d’externat ») à hauteur de ce qu’elles donnent pour les
établissements publics du territoire.
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