Beaucoup de financement mais peu de contrôle : l'autonomie pas très orthodoxe des écoles privées
Beaucoup de financement mais peu de contrôle : l'autonomie pas très orthodoxe des écoles privées
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C’est un paradoxe que soulève la Cour des comptes dans son rapport sur « l’enseignement privé sous contrat » publié ce jeudi 1er juin. Si l’État finance massivement les écoles privées sous contrat, elle les contrôle très peu. Les Sages de la rue Cambon dénoncent plusieurs anomalies.
Des écoles privées qui passent contrat avec l’État mais… sans contrat. Des collèges qui ne subissent aucun contrôle financier. Des enseignements qui ne font l’objet d'aucun contrôle pédagogique et un contrôle administratif au petit bonheur la chance. Le constat dressé par la Cour des comptes dans son rapport, ce jeudi 1er juin est celui d’une école privée sous contrat vraiment très, très autonome malgré son financement public massif (77 %).
Certes, cette autonomie d'organisation et de gestion ne l'empêche pas de faire réussir ses élèves au moins aussi bien que l'enseignement public, notent les magistrats. Certes, ils n'ont pas eu vent, lors de leur enquête, de scandales particuliers sur un plan financier ou pédagogique. Pour autant, cette école n'est-elle pas un peu trop libre ? Jusqu'où peut-on lui faire confiance ? Selon le président Pierre Moscovici qui présentait ce jeudi 1er juin au matin ce rapport inédit par son ampleur sur l'enseignement privé, si un équilibre a été trouvé depuis la loi Debré de 1959 entre l'enseignement privé et l'enseignement public, « il faut boucher les trous dans la raquette ». Les rectorats, par exemple, devraient par exemple avoir davantage la main qu'aujourd'hui sur l'enseignement privé.

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