VOS TÉMOIGNAGES

Vous êtes témoin et/ou victime de pratiques dysfonctionnelles dans un établissement catholique sous contrat en France ?

Vous avez peur pour vous-même, un.e collègue ou votre enfant ?

Témoignez de manière 100% anonyme (aucun prénom, nom ou email ne vous sera demandé) en veillant à respecter notre Charte Éthique, en commentant en bas de cette page.

Chaque témoignage est précieux.  

Plus notre Collectif collectera des témoignages factuels et précis, plus nous aurons collectivement le pouvoir de faire bouger les lignes!

Retrouvez également les témoignages dans les commentaires des différents articles que notre Collectif collecte et rassemble dans ce blog.


Commentaires

Anonyme a dit…
Aucune écoute de l'avis du professionnel sur une situation donnée, culpabilisation, humiliation, intimidation, dévalorisation, rabaissement des compétences professionnelles, mise en doute,
dissuasion de recours aux voies de droit, infantilisation, propos vexatoires, mensonges éhontés, grotesques, déformation de propos.

Retournements de situations à l'encontre des salariés, techniques dignes d'espionnage et flicage, omerta, hypocrisie des discours officiels et décalage avec le traitement des personnels sur le terrain. Les valeurs affichées partout sont hypocrites et c’est l’inverse qui est appliqué.

Direction indifférente et sourde à la souffrance, violence psychologique. Une perverse narcissique aux commandes de l’établissement décrite comme robot, mur, dénuée d'empathie, néant sur les facultés de communication, remise en cause et excuses inexistantes.

Encouragement, soutien, humanité relégués au fond de la nef et sacrifiés sur l'autel des belles paroles et de la vitrine politique, plaçant une cour sous ses ordres, méfiance des personnels entre eux, manœuvres mesquines, poussée à bout des personnels dans le but de commettre une faute inventée prétexte à licenciement ou départ forcé.

Utilisation des personnels comme des pions à disposition sans reconnaissance ni politesse, récidive malgré accablement par nombreuses démarches, peur et angoisse instillée et ressentie chez les jeunes, souffrance et épuisement professionnel.

Discussions stériles de type débat politique de bac à sable, jeu malsain sur les mots et les maux,

Ne pas pouvoir se confier à ses pairs sur ce que l'on vit par peur de répercussions, devoir se méfier de tous,

Plus d'envie de revenir en mettant masque de joie alors que destruction à petit feu, volonté de départ mais difficulté à assumer derrière, ne pas céder à la pression, résister mais pour combien de temps encore ? Qu’attendent les autorités cléricales et civiles alertées pour nous protéger ?

Envie de hurler la souffrance mais obligation de rester tapi dans l'ombre sans faire de vague avec gigantesque vague à l'âme bien présent et maltraitant. La peur doit définitivement changer de camp...
Anonyme a dit…
Bonjour, je suis prof à Jeanne d'Arc de Montrouge et je suis révoltée par tout ce que je peux y voir. J’ai vraiment l’impression d’être dans une dictature dans laquelle soit on suit la direction et tout va bien pour nous, soit on ose parler et là on subit des choses révoltantes. On a l’impression d’avoir commis un crime et d’être puni. Je me sens mal. Vraiment et je ne sais pas comment m’en sortir. Un établissement religieux ? Mon oeil. Ces gens sont voués pour finir en enfer si on en croit la Sainte Bible. Dans l’espoir et l’attente que la situation évolue, je subis en silence. Révoltons-nous ! Demander à travailler dans des conditions décentes et de respect, est-ce une utopie ?
Anonyme a dit…
De nombreux personnels ont quitté l’établissement catholique à Montrouge, le turnover dans le secondaire est vertigineux depuis le changement de direction. Le management mis en place est brutal, violent, totalement inhumain et contraire aux valeurs catholiques. Les départs volontaires mais forcés pour se protéger sont nombreux. Certains départs sont précipités, des salariés se faisant licencier. Plusieurs procédures prudhommales sont en cours. Plusieurs personnels comme moi paient de leur santé et en gardent des séquelles pour certains. Une enquête a eu lieu, il semblerait que de nombreuses personnes aient parlé étant couvert par l’anonymat et la confidentialité. Nous travaillons dans un climat de peur. Les uns sont montés contre les autres et contre ceux qui osent parler des dysfonctionnements et des conséquences sur leur santé. J’ai été la cible et j’ai bien senti que peu de collègues n’osait venir me voir pour me demander ce qui se passait. L’ambiance en salle des personnels est glaciale parce que tout le monde se méfie et prise de parole libre est limitée.
Anonyme a dit…
Nous avons été plusieurs enseignants à subir le management rugueux de la direction de Jeanne d'Arc de Montrouge. Convocation sans motif dans le bureau, puis porte fermée, les reproches, comme une leçon faite à des enfants sur tout sujet, anodin ou non. Nous avons tous été démotivés, désespérés nous avons changé d’établissement pour certains d’entre nous, mais pour ceux qui sont restés, cela continuera encore. La vie scolaire a toujours été surchargée de travail, corvéable à merci, critiquée et malmenée. Le climat instauré par la direction est devenu de plus en plus pesant, une ambiance délétère s'est installée. Elle s'est appliquée à monter les uns contre les autres. J'ai été victime et témoin de trop d'injustices et de souffrance. Venir au travail le matin est devenu de plus en plus douloureux. J'ai fait le choix de partir, à contrecœur. J'étais attaché à l'institution, aux collègues, aux élèves mais il m'a fallu faire un choix. Je n'ai pas eu le choix. Quelle tristesse de voir ce carnage et d'apprendre que depuis mon départ, la situation n'a fait que se dégrader.
Anonyme a dit…
Institution Jeanne d'Arc de Montrouge : Ma fille y était scolarisée depuis des années, j'étais ravi de l'établissement jusqu’à il y a 4 ans. Un vrai climat de peur chez les élèves, enseignants et personnels désormais. Exclusions abusives d'élèves, licenciements, mutations forcées, nombreux départs d'excellents professeurs qui ne supportaient plus la pression, arrêts maladie, absentéisme record. Ce management va à l'encontre même des valeurs affichées de l'école, pour lesquelles j'y avais inscrite ma fille. L'année 2021-2022 fut un vrai cauchemar ! Bien que différentes instances aient été alertées par le Collectif de parents (150 parents), 2 articles dans la Presse (Le Parisien 92, Actu 92) en 2022 : rien n'a bougé ! Aucun soutien de l’APEL du fait du copinage pour protéger leurs enfants ! La Mairie de Montrouge a été alertée plusieurs fois. En vain.
J'ai donc décidé d'enlever ma fille de l'établissement en juin 2022 car elle subissait des pressions injustifiées et des remarques désobligeante sur sa tenue vestimentaire, alors qu'elle était habillée normalement (je suis particulièrement vigilent).
Tant que des personnes malveillantes sont là, le meilleur cadeau que vous pouvez faire à votre enfant est de ne pas l'y inscrire. #Papaencolère
Anonyme a dit…
Institution Jeanne d’Arc Montrouge - J'ai vu des collègues souffrir jusqu'à mettre leur santé en danger, j'ai vu des licenciements avec des motifs bidons, j'ai vu des départs massifs d'enseignants, j'ai vu un CSE qui s'est battu pour protéger ceux qui souffrent, j'ai vu les autorités alertés, j'ai vu des parents d'élèves se faire mépriser au sein de l'institution, j’ai vu des collègues maltraités. J'ai vu que dans toute la hiérarchie alertée personne n'a bougé, j'ai vu les sœurs de la tutelle soutenir ces agissements les yeux fermés.
J'ai vu l'APEL inexistante et effacée face à la direction.
Que fait la DDEC?
Que fait l'inspection du travail ?
Que fait le rectorat ?

Il est grand temps que ces souffrances s'arrêtent
Anonyme a dit…
Oui comme vous, j'ai retiré mon enfant. Une direction méprisante avec nos enfants, qui passe souvent devant eux sans dire bonjour, méprisante avec le personnel. En conseil de classe, l'ambiance est glaciale, peu d'enseignants n'ose parler. Elle coupe la parole aux parents, aux enseignants et même à la directrice adjointe. Bienveillance? Non aucune. J'ai préféré mettre mon enfant ailleurs. Le climat de terreur règne et toute action pour remonter des dysfonctionnements donne lieu à des menaces de la part de la direction ou de l'APEL, pro direction à l'aveugle.
Anonyme a dit…
Depuis son arrivée à Jeanne d'Arc de Montrouge, l’ambiance lors des réunions, conseils de classe ou toute autre activité réunissant l’ensemble d’une équipe, a été de ce fait toujours très tendue.
Plusieurs fois, pendant les conseils de classe, elle s’est permise de couper la parole ou répondre à des enseignants ou parents d’élève, des fois avec un motif justifié mais à chaque fois de manière très hautaine, voir irrespectueuse. En ce qui me concerne directement, il y a surtout un épisode qui m’a marqué.

Je suivais à l’époque une formation et je ne pouvais pas forcément ajuster les dates de ma formation aux conseils de classe. Ayant déjà été absente à ma formation plusieurs fois en raison des conseils de classe et autres réunions, j’ai écrit un mail pour informer que je devrais partir avant la fin du dernier conseil de classe.

Je n’ai pas voulu inventer une excuse, j'ai expliqué les faits tels qu’ils étaient. Elle a répondu en disant juste qu’elle prenait note et qu’on parlerait avant le conseil.

Ce soir-là, après le premier conseil de classe et juste avant celui dont je parle ici, encore dans la salle et devant mes collègues, les parents et les élèves délégués, elle m’a appelé et m’a fait sortir. Cette façon de procéder m’a déjà mise mal à l’aise moi ainsi que d’autres collègues, car ils avaient eu l’impression qu’elle me faisait sortir comme on fait sortir un élève qui a fait une bêtise.
Une fois dans le couloir, et devant les élèves qui attendaient la fin des conseils, elle a commencé à me parler de très près, me prenant de haut et à un volume audible pour tous les élèves présents. Elle m’a alors dit qu’elle n’était pas du tout d’accord avec mon mail, me reprochant de manquer à mes responsabilités d’enseignante, etc. La situation a été plus qu’humiliante pour moi.

Je ne discute pas le fonds de son discours mais je trouve que la forme a été inadmissible. J’étais complètement choquée et j’ai dû retenir mes larmes en revenant dans la salle, face aux regards surpris et gênés de mes collègues et surtout de mes élèves.
Je considère qu’elle aurait pu trouver un autre moment ou une autre façon de faire les choses, sachant que je l’avais prévenue à l’avance. Elle aurait pu aussi répondre à mon mail, mais je me dis que peut-être elle ne l’a pas fait car elle voulait bien me mettre dans cette situation pour bien montrer encore une fois son autorité, à son habitude.

Je raconte ceci à titre d’exemple d’une attitude que je considère ne pas être propre à un chef d’établissement, personne qui devrait veiller à maintenir l’équipe soudée et montrer l’exemple, encore plus lorsqu’il s’agit d’un établissement catholique où on essaie de transmettre un message d’union, de solidarité et de respect envers ses prochains. Mais des exemples comme celui-ci, on en a tous dans cet établissement.
Anonyme a dit…
J’ai été enseignante à Jeanne d’Arc-Montrouge pendant plusieurs années . Ces années ont malheureusement été marquées par des incompréhensions et le sentiment de subir une gestion maladroite mais autoritaire des situations.
Au bout de quelques mois , un climat d’anxiété s’est installé au collège-lycée, une pesanteur, un stress permanent et une fatigue que n’améliorait pas les réunions nombreuses et les conseils de classe douloureux pour les élèves, passant un à un seuls devant les équipes pédagogiques.
Dans l’ensemble je suis surtout triste pour le personnel et les élèves de Jeanne d’Arc. L’établissement semblait tellement joyeux lorsque je l’ai visité la première fois mais était envahi par le mal-être lorsque je l’ai quitté. Malheureusement, à plusieurs niveaux de responsabilité, le refus de reconnaitre des erreurs de gestion ou de nomination, la peur de la flexibilité et une conception du dialogue unilatérale ont miné l’établissement.
Anonyme a dit…
ATHIS MONS, Groupe Scolaire ST CHARLES jusqu'en 2018

Malgré les nombreuses alertes d’enseignants et salariés OGEC en grande souffrance contre ce chef d’établissement, la situation n’a fait que s’empirer. Ses agissements, inquiétants, ont eu des conséquences graves sur la santé de nombreux personnels. Le diocèse, alerté, n’est pas intervenu pour faire cesser cette souffrance. Il a ainsi couvert les agissements du chef d’établissement qui s’est retrouvé en roue libre. Le président de l'OGEC a été également méprisant envers certains personnels ne daignant même pas les saluer. Les méthodes utilisées par le chef d'établissement ont été graves: agissements répétés avec des conséquences lourdes sur la santé, méthodes dignes de « collabos " encourageant calomnies et délations, abus de pouvoir. Le mépris de la représentation du personnel était fort. De nombreux courriers ont été envoyés aux autorités, en vain. Ils n'ont pas été pris au sérieux.

Un appel à la grève a été lancé et le 31 mai 2018, jusqu’à une vingtaine de professeurs et autres personnels de Saint-Charles ont fait grève et ont exprimé leur colère et leur souffrance au travail causées par les méthodes employées par le chef d’établissement. Le Parisien était sur place et a couvert l’événement .

Le diocèse, ne voulant surtout pas admettre que la situation dénoncée par nombreux personnelles était réelle et montrer que le départ du chef d'établissement était en lien avec la mobilisation a attendu 1 an pour le faire partir. Nous ne sommes pas dupes, nous savons que le lien existe.

Que d’énergie déployée pour que l’ensemble des personnels puissent avoir des conditions de travail décentes et qu’un chef d’établissement cesse de détruire la santé de nombreux personnels. Que de mépris de la part de la hiérarchie religieuse, qui, pour ne pas désavouer leur choix, a préféré apporter leur soutien à ce chef d’établissement au détriment de la santé et de l’intégrité de plusieurs personnels. Encore une fois, la hiérarchie religieuse a choisi le silence quitte à ce que des personnes en paient de leur santé et en gardent pour certains de lourdes séquelles...
Anonyme a dit…
ECAM MORLAIX, démission du chef d'établissement en juin 2022

Promu directeur rapidement, le chef d’établissement de l’ECAM à Morlaix se fait connaître en salle des profs en humiliant certaines collègues, et les "réconfortant dans son bureau". Il obtient le poste de Lesneven, lycée, où il convoque sans raison certaines collègues, la conversation tournant autour du "beau travail", collègues sortant du bureau plutôt ébahies de l'échange. Dans le même temps, il prend sa secrétaire de direction pour maîtresse et ça dérange suffisamment l'institution pour qu'un échange de poste se fasse entre Lesneven et Morlaix, où là aussi un directeur n'est pas mécontent de se rapprocher de sa copine, professeur. C'est une promotion pour Lavarec : l'ECAM est un rassemblement d'écoles, du primaire au lycée, un paquet d'écoles de la couronne large morlaisienne. Mais la situation dérape très vite à son arrivée : il ouvre un poste pour sa maîtresse de Lesneven, lui crée un bureau. La guerre commence en CSE, le collègue délégué syndical n'en peut plus, jusqu'à en faire une crise cardiaque -il a survécu, il est à la retraite désormais. Régulièrement, le syndicat est interpelé.
Il divise l'équipe et règne via un réseau de maîtresses qu'il développe à travers chacun des établissements. Puis une collègue explique qu'il a trouvé les demandes étranges de la part de ce chef d’établissement quand elle a souhaité obtenir quelques heures supplémentaires, au point d'en parler avec un collègue. Puisqu'elle a obtenu ses heures, que s'est passé dans le bureau ?
Il a les profs fort sociables et aimant, au point d'en faire des fêtes à sa gloire, chez l'une ou l'autre professeure, quasi hebdomadaire. Puis il y a les profs ciblés, harcelés, désavoués.
Il est connu jusque Paris, où son profil fait sourire dès la mention de son nom. Ses interventions dans des instances du national ont été remarquées, à priori. Mais pour autant, c'est une intersyndicale réunie courant 2022, en prenant les doléances de chacun lors de réunions sur place, qu'une action est mise en place, en interpelant les journaux locaux. La pression monte dans l'établissement, entre les privilégiés par la direction, et ceux qui sont déjà de longue en mode survie. Comme à chaque situation du genre, un contre-comité est créé en support de ce directeur, mais il fait bien vite long feu, ne trouvant pas les supports attendus. Les parents ne suivent pas. L'OGEC ne suit pas non plus. La DDEC est aux abonnés absents, aussi parce que trop occupée à préparer la grande fête de départ de Patrick Lamour, directeur des instances DDEC du Finistère, à laquelle des élus syndicaux sont aussi conviés -il est alors évoqué de s'y rendre et de parler de la situation morlaisienne.Finalement, le 20 juin, le chef d’établissement démissionne et redevient enseignant. Il estime avoir subi une rupture de contrat. A Morlaix, la situation est toujours problématique, l'équipe demeurant divisée, entre ceux qui ne supportent pas perdre les avantages acquis les années précédentes, et le font savoir par l'équipe unie des maîtresses, et ceux qui voudraient juste enfin pouvoir mener leur travail dans des conditions décentes, légales.
Anonyme a dit…
En décembre 2021, le CSE de l'ensemble scolaire Saint Benoist de l'Europe à Bagnolet a voté une expertise pour risque grave suite de nombreux départs de salariés en souffrance et de témoignages de ce qui pourrait s'apparenter à du harcèlement. De plus, le CSE se trouvait dans une situation d'entrave à son fonctionnement. Le dialogue sociale avec les représentants des personnels et les délégués syndicaux est extrêmement tendu.
La direction a contesté en justice ce vote mais le juge a donné raison au CSE. L'expertise a eu lieu et le rapport fait état d'un management autoritariste et pointe une dégradation des conditions de travail avec des répercussions sur la santé des salariés. Les salariés ont été soulagé de pouvoir témoigner de leur souffrance mais étaient terrorisés à l'idée que la direction puisse être au courant de leur participation aux entretiens avec les experts psychologues du travail.
Dans les situations de souffrances vécues, on trouve des convocations infantilisantes d'enseignants et de salariés avec menaces et envois de rapport au rectorat ou sanctions. Depuis l'arrivée de la nouvelle cheffe d'établissement en 2018, la plupart des enseignants certifiés sont partis pour laisser place à des délégués auxiliaires fragilisés et intimidés. Il n'y a plus que 49% de titulaires parmi les enseignants.
Quatre élus du CSE ont démissionné et ont quitté l'établissement entre 2019 et 2021. Le rectorat et le diocèse minimisent la gravité de la situation.
Anonyme a dit…
Je ne suis plus prof ... je suis à la retraite ...!
Mais, dans les 19 dernières années de ma vie de prof du privé catholique sous contrat avec l'Etat (toute ma carrière), j'ai subi la malveillance (pour ne pas dire autre chose puisque le harcèlement moral n'a pas été reconnu par la justice) d'un chef d'établissement et de plusieurs collègues. Je l'ai dénoncée mais on n'a pas voulu m'entendre, on (les responsables de l'enseignement catholique tout comme les responsables de l'administration de l'Education Nationale) a préféré me faire passer pour folle ce qui permettait d'une part de ne pas accorder de crédit à mes propos (aux faits que je relatais) et de dédouaner les institutions de toute responsabilité quant à ma souffrance puisqu'il a été affirmé sans preuve aucune et malgré tous les éléments qui l'infirmaient que je souffrais d'"une pathologie mentale sévère et très ancienne"!....
Mon expérience syndicale m'a montré que c'est une façon de procéder assez classique pour discréditer voire exclure celles et ceux qui, parce qu'ils bousculent un peu l'ordre établi ou tout simplement parce qu'ils sont un peu différents, dérangent leurs chefs, leurs collègues, leurs administrations!!!
J'ai raconté mon histoire dans "Broyer plutôt que protéger" ... si cela peut aider à comprendre le fonctionnement des responsables de l'EN et de L'EC .... pour le déjouer ... et faire reconnaître l'existence de harcèlement moral entre adultes dans l'enseignement catholique pour le combattre .... ce serait une bonne chose.
Anonyme a dit…
Diocèse du Berry -Loiret.
Depuis 2008, les directions harcèlent impunément, permettent le harcèlement par procuration de la part de 3 profs dans le même établissement. Captation successive du pouvoir par ce trio. Pression de la part d'un directeur diocésain parrain du fils d'une des profs du trio. Maintenant, népotisme et relations extraconjugales entre la direction et au moins une des 3 profs, impunité d'ailleurs pour elle malgré l'abanddon d'une mineure sur le tarmac de l'aéroport de Paris à l'occasion d'un voyage scolaire à New York, appel en mon nom à un voyagiste avec lequel je travaillais pour un voyage scolaire pour l'annuler ... le dossier adressé à mon syndicat pour obtenir son aide est énorme mais l'inaction du syndicat est sidérante. Les directeurs sont protégés et comme me l'avais dit celui qui a commencé la division et le harcèlement : j'ai les meilleurs avocats spécialistes de l'enseignement privé qui me sont payés, et vous des seconds couteaux.
J'ai décidé de tout faire pour quitter ce panier de crabes car ni je ne me prostituerai pour être bien vue ni je ne cèdereai devant tant de machination et j'y laisse ma santé ( dépression avec tentative de suicide il y a maintenant 12 ans, thérapie qui ne sert à rien car c'est le système qui dysfonctionne).
Si j'arrive à en sortir, je lance tout ce que je pourrai en procédure, notamment contre une du trio que j'espère voir "tomber" un jour. En attendant, je n'ai que mon dossier pour moi...
Anonyme a dit…
Ayant subi un directeur à l’âme très noire, j’allais tendue à l’école (catholique) et à chaque fois, en sa présence, je n’arrivais plus à respirer. J’ai tenu six ans. Ma santé s’étiolait, bronchites à répétition, un mois d’arrêt maladie en fin d’année : re-bronchite. Je me suis mise à mi-temps, puis rechute en fin d’année. Je demande finalement mon changement d’école. Un an de sursis, mais ce directeur demande à prendre la direction des deux écoles l’année suivante et obtient ce qu’il veut. Je rechange d’école et, après encore deux années difficiles (les deux directeurs se connaissent), je décide de prendre un an de congé sabbatique sans solde, renouvelable, après renseignements auprès des syndicats sur la marche à suivre pour que ce ne soit pas considéré comme démission. À réception de mon courrier, l’inspection académique m’a résiliée immédiatement !!! Je ne l’ai su que quelques années après, quand j’ai voulu reprendre un poste dans une autre région. Je n’ai jamais pu reprendre un poste depuis ce jour. Et après des examens médicaux approfondis, il s’avère que j’ai eu la tuberculose, jamais décelée par le médecin.

Enseignant en primaire, 13 ans d’ancienneté
Anonyme a dit…
J'ai été stagiaire dans l’enseignement privé catholique. J’ai subi du harcèlement de la part de mon chef d’établissement.

Son avis négatif ainsi que celui de la chargée de mission qu’il avait briefée ont plombé mon dossier et ont provoqué mon renouvellement. Or je me suis sentie incapable de refaire une année de stage, même dans un autre établissement, et de revivre l’enfer que j’avais vécu.

Je voulais démissionner. Un syndicaliste m’a expliqué que pour des questions de droits, il ne fallait pas le faire car je ne serais pas indemnisée. J’ai déjà envoyé un recours gracieux auprès de la rectrice pour lui demander une titularisation et pour lui expliquer que l’avis très négatif de mon patron était lié à de graves problèmes personnels.

Je précise que l’avis de ma tutrice était très positif, idem pour celui des formateurs. J’ai été finalement jugée sur la base de cet avis, ainsi que celui du rapport de la chargée de mission en début d’année et non sur l’avis de l’inspecteur qui était censé passer mais qui n’a pas pu le faire à cause de l’épidémie.
Anonyme a dit…
Institution Jeanne d'Arc de Montrouge

Très mauvaise ambiance les enfants ne sont pas suivis, on est capable d'encourager des élèves au 1er et 2e trimestre et leur dire vous redoublez l'année prochaine je trouve cela scandaleux. Etablissement où il y a un gros malaise beaucoup de turnover dans les professeurs et salariés, ambiance de terreur. . S'il y a eu plusieurs articles dans la presse ce n'est peut être pas innocent ( 4 articles). Mon enfant en est parti il revit il ne subit plus de stress dû à la compétition entre élèves. C'est un établissement qui se veut humain, catholique mais ce n'est pas du tout le cas. Nombreux élèves et personnels sont dans la peur et la souffrance.
Anonyme a dit…
Institution Jean Paul II

La confiance est rompue. Plusieurs enseignants ont fait le choix de retirer leurs propres enfants en ayant connaissance des coulisses, de tous les faits et des événements dans leur chronologie précise. Des enseignants, aimant leur établissement, ont dû faire le choix de partir. Le directeur adjoint du collège a subi un licenciement abusif et un lourd harcèlement moral suite à "la tempête" que traverse notre institution. Probablement, un choix de la hiérarchie pour faire taire ceux qui essaient de s'intéresser au fond de ces événements ? Quand les uns et les autres discutent des "événements" de JP2, de "la tempête", il n'y a jamais de faits précis qui sont mentionnés mais toujours pléthore d'amalgames hyperboliques pour stigmatiser certains membres de la communauté éducative. Les argumentaires qui ont justifié les interdictions pour visionner avec certaines classes le film sur Simone Veil ou Rafiki dans le dispositif Lycéens et apprentis au cinéma relèvent de postures strictement personnelles et non professionnelles. Ces arguments seraient soi-disant ajustés à notre projet éducatif. Ces argumentaires s'opposent à ce que la République demande aux professeurs d'aborder, non pas pour faire le prosélytisme de tel ou tel thème mais pour développer la capacité interprétative des élèves. Cela est essentielle pour lutter contre toutes les formes de propagande. En tant que parents mais également en tant qu'enseignants, nous y sommes viscéralement attachés. C'est scandaleux que des professeurs aient dû subir des pressions et des moyens psychologiquement violents (bien avant la parution des articles de presse), scandaleux que notre directeur adjoint soit licencié pour des raisons bien obscures. Nous avons bien compris que des familles voulaient prendre le relais car elles partagent les argumentaires qui ont servi à justifier les censures. Mais ceux qui veulent interdire des œuvres au programme de l'Education Nationale ou des problématiques à aborder dans "les éducations transversales" doivent se diriger dans du hors contrat. L'Institution Jean-Paul II est une école SOUS CONTRAT avec l'Etat. Les inspecteurs de lettres et d'art veilleront à ce que les élèves reçoivent l'enseignement auquel ils ont droit et nous aussi.
Anonyme a dit…
Institution Jean Paul 2

2 chefs d'établissement qui partent avec plusieurs plaintes pour harcèlement moral d'enseignants et personnels. S'ajoute à cela un très récent licenciement abusif de personnel OGEC destiné à achever de mettre le feu aux poudres dans l'institution. C'est parfois bien difficile de se concentrer dans ces conditions dégradées.
Anonyme a dit…
Établissement catholique privé sous contrat Le Caousou à Toulouse : Même si les professeurs sont salariés par l’Education nationale et donc par la République laïque, qu’ils sont sensés appliquer le programme de l’Education nationale dans leur discipline comme leurs collègues de l’enseignement public, la direction exerce de très fortes pressions pour que certains sujets ne soient pas abordés ou qu’ils le soient d’une manière très biaisée. La direction a envoyé un mail à tous les professeurs pour les inciter à collaborer avec la pastorale lorsqu’ils abordent « certains sujets ». L’équipe de SVT a eu des problèmes lorsqu’elle a travaillé avec les élèves sur une exposition de l’INSERM sur l’amour. La direction a envoyé à tous les professeurs un mail pour leur proposer de participer à une formation intitulée « Faire de sa classe un lieu d’évangélisation ». Alerté, le rectorat n’a pas semblé préoccupé par un tel dérapage. La pastorale insiste pour intervenir en classe en histoire et faire du révisionnisme sur certaines périodes, notamment la Renaissance et l’essor du protestantisme. Un professeur d’histoire-géographie, agrégé d’histoire et docteur en histoire, a voulu travailler avec ses 5ème sur la lutte contre l’homophobie dans le cadre du programme officiel d’EMC qui aborde plusieurs sortes de discriminations. La direction lui est tombée tout de suite dessus. Le chef d’établissement lui a interdit de faire venir une association agréée par le ministère de l’Education nationale pour intervenir en classe : SOS Homophobie. Avec ses terminales, il a voulu travailler sur la loi Veil de 1975 sur l’avortement dans le cadre du programme officiel d’histoire de terminale. La direction lui a alors interdit à nouveau de faire venir une association agréée par le ministère de l’Education nationale pour intervenir en classe : le Planning familial. Il a voulu travailler avec ses mêmes terminales sur la liberté d’expression à travers l’affaire Samuel Paty, le chef d’établissement l’a très mal pris à nouveau et lui a carrément envoyé un mail pour lui dire qu’il ne le soutiendrait aucunement face aux familles qui s’insurgeraient d’apprendre que la classe de leurs enfants travaille sur les caricatures de Charlie Hebdo. La liberté d’expression est pourtant un des thèmes du programme officiel d’EMC de terminale et la liberté pédagogique de l’enseignant lui permet donc de travailler avec ses élèves sur un sujet comme celui des caricatures de Charlie Hebdo. La direction s’est pourtant mise à persécuter ce professeur en s’appuyant notamment sur certains de ses collègues. La direction a même monté contre lui son inspecteur d’histoire-géographie et la direction de l’enseignement privé au rectorat qui ne l’ont absolument pas soutenu, bien au contraire. Il est actuellement tout simplement harcelé. Tout ce qu’il peut dire peut être rapporté, déformé et retourné contre lui. Seul agrégé d’une équipe de onze professeurs d’histoire-géographie, le chef d’établissement a juré de ne jamais lui attribuer de spécialités de première ou de terminale et lui attribue même des 5ème. Il préfère attribuer les spécialités à des professeurs remplaçants ou titularisés sans aucun concours (même pas le capes interne). C’est la manière que semble avoir trouvé ce chef d’établissement pour se venger de ce professeur qui a eu l’audace d’appliquer le programme de l’Education nationale dans l’enseignement catholique. La seule manière de ne pas avoir de problème dans cet établissement est d’accepter toutes les dérives religieuses de la direction et de renoncer à appliquer certaines parties du programme officiel de l’Education nationale. Car, l’Education nationale ne soutient pas du tout ses professeurs contre les dérives religieuses qu’ils subissent dans l’enseignement catholique privé sous contrat. Ils sont livrés à eux-mêmes et à la vindicte de certains chefs d’établissement qui parlent sans cesse des valeurs chrétiennes mais qui ne semblent connaître de l’Evangile que le nom.
Anonyme a dit…
Collège Lycée Ile de France Villebon sur Yvettes
En 2023, malgré des plaintes pour harcèlement moral et sexuel, un signalement à la protection de l'enfance, des alertes répétées au rectorat et aux instances catholiques chargées de l'enseignement, un surveillant d'un collège lycée catholique sous contrat, reste en poste. La direction a fait le choix de la politique de l'autruche, pas de vague surtout! Et pourtant, des enfants ont été mis en danger. Nous dénonçons un management brutal, et l'inaction des institutions en responsabilité. Personne ne veut voir mais qu'en est il des victimes? ne méritent-elles pas d'être protégées? Le chef d'établissement a toujours tenu des discours aux équipes qui n'ont pas sa place dans un établissement, même catholique. Le personnel n'a pas à connaitre ses opinions. En 2013:
https://www.bfmtv.com/societe/un-directeur-d-ecole-privee-soutient-la-manif-pour-tous-dans-une-lettre_AN-201301100131.html
Anonyme a dit…
Coordonnatrice en ULIS collège , je constate dans plusieurs établissements que les forfaits d'externat collège octroyés par les départements aux établissements possédant des dispositifs ULIS ne sont pas mis à disposition des ULIS. Non seulement il est très compliqué d'en connaître le montant exact (qui varie selon les politiques départementales) mais il existe aussi de réelles disparités dans les établissements. Certains directeurs (je devrais plutôt dire OGEC) octroient des budgets de 800€ par an pour le dispositif quand d'autres proposent la somme de 10 000 €. En Finistère, la somme allouée pour chaque jeune avoisinerait (chiffres invérifiables) les 2130 € par élève d'ULIS et par an pour les aménagements pédagogiques, projets, outils informatiques... Dans le premier collège dans lequel j'ai travaillé, l'ULIS a été installée à mon arrivée. J'ai dû batailler 3 ans pour obtenir des étagères (IKEA) et du matériel informatique. Avec 10 élèves: 2 000€ de budget la 4ème année. Ma collègue d'un autre établissement géré par la même congrégation n'a aucun budget et doit pleurer pour avoir quelques feuilles ! Dans l'établissement actuel: installation du dispositif à mon arrivée. Rien la première année ("il faut voir comment on gère tout ça" fut la réponse de la direction). Puis 2000€ proposés. Lorsque j'ai annoncé ma connaissance de la somme reçue par le collège, le budget est monté à 5 000€ pour 10 jeunes. Changement de direction cette année: 4000€ pour 13 jeunes au prétexte que:" il faut voir l'équilibre des finances du collège" et "les autres élèves du collège rapportent 1000 € ! (si si je vous promets qu'il a dit "rapportent") et comme il y a plus de frais avec les élèves d'ULIS..." Ras le bol de devoir à chaque fois reposer le cadre de l'utilisation des sommes octroyées par le département! En discutant avec mon homologue du public j'ai appris que lui n'avait que 600€ en tout pour l'année. Quand il a voulu en discuter il s'est heurté à un mur! Nous sommes donc dans le même bateau à ce sujet. Ce qui est très criant c'est que votre budget en ULIS est souvent inversement proportionnel à la taille de la congrégation et à son engagement "officiel" autour de l'inclusion.
Anonyme a dit…
Merci à ce collectif, merci pour ce blog. Je ne suis désormais moins seul. J'ai été détruit par mon chef d'établissement, ni protégé par le rectorat ni pas les représentants de l'enseignement catholique. Je me sens abandonné par mon employeur et tout est étouffé par l'enseignement catholique. Pourtant de nombreuses preuves sont là pour montrer que le chef d'établissement ne respecte pas le personnel mais personne ne veut ouvrir les yeux et se saisir du problème. La seule solution que je vois est d'alerter les médias...Terrible leur manière de fonctionner.
Anonyme a dit…
On dirait mon établissement (lycée de l’Oise)
Anonyme a dit…
Pourquoi se limiter aux établissements privés catholiques ?
Anonyme a dit…
je ne crois pas du tout que les coms sur ce site sont anonymes. plus rien ne va, on le dit dans nos établissements, et on nous menace pour nous faire taire, on nous refuse nos mutations quand on est prioritaires,, on nous sabote nos emplois du temps, on demande des sanctions contre nous au rectorat (qui est obligé de reconnaître que ce n'est pas fondé). un adulte a été pris pour cible par des élèves, on nous a annoncé une sanction exemplaire mais... confidentielle. on nous prend pour des imbéciles. même loin de tout ça je ne respire plus, j'ai peur pour mes amis qui cherchent encore une reconversion, d'autant plus qu'on nous refuse la rupture conventionnelle et parfois même la démission.
Anonyme a dit…
Pourquoi dis tu que tu ne crois pas que tous les coms sont anonymes? Ils le sont étant donné que personne ne souhaite lever l'anonymat et révéler son identité. A juste titre vu ce que tu dis au-dessus! Anonymes ne veut pas dire faux. "Anonyme" veut dire que nous ne souhaitons pas être reconnus. Dans le privé, les démissions ne sont pas refusées.
Anonyme a dit…
Je suis parent d'élèves à l'institution Jean Paul 2 de Compiègne, comme beaucoup de parents, nous sommes à contre courant de la présidente historique Apel, Hélène Laubignat, qui vient d'être elue au poste de présidente nationale de l'Apel en juin dernier. Elle a été des plus grands soutiens au chef d'établissement soupçonné de censure et de position catholique extreme et homophobe. C'est donc très inquiètant pour la suite de cette association nationale APEL que je pensais épargnée par la violence et la haine que nous vivons ici.
https://www.aefinfo.fr/depeche/689704-oise-des-enseignants-alertent-sur-des-cas-de-censure-au-sein-d-un-etablissement-catholique-la-direction-repond
Anonyme a dit…
La boîte de Pandore bâille seulement... Pour ma part, incarcéré dans les établissements Saint-Martin de France (Pontoise) dès 1984, puis à l'école de Sorèze (Tarn), j'ai subi des violences multiples, physiques, psychologiques, été témoin de ces mêmes violences parfois extrêmes, entendu d'autres collègues victimes de violences sexuelles. Ce n'est que le début, même s'il est tard. Trois amis suicidés - c'est assez éloquent.
Anonyme a dit…
« Le privé a toujours été un sujet politiquement sensible à l’éducation nationale, et l’idée s’est installée que “moins on s’en mêle, mieux ça vaut” ...."« Cela n’explique pas tout concernant Bétharram, mais cette affaire peut nous conduire à nous interroger : comment a-t-on laissé s’installer en France un système éducatif parallèle, avec des règles qui lui sont propres, mais financé par de l’argent public, tout en le contrôlant très peu ? », questionne Jean-Paul Delahaye." Le Monde.
Rien à ajouter. Tout est dit non?
Anonyme a dit…
Bonjour, la mise en place d’un outil dédié et sécurisé comme https://www.globaleaks.org/ serait un plus pour recueillir les informations….
Anonyme a dit…
Bonjour à tous, merci pour ce blog.
L’actualité soulève des faits de violences multiples insupportables, en particulier à l’égard des élèves. C’est dramatique.
Et, il fait souligner que les personnels (relevant de l’éducation nationale, et des OGEC) exerçant dans les établissements catholiques peuvent aussi être victimes de pratiques managériales particulièrement violentes.

Enseignant depuis plus de vingt ans dans l’enseignement catholique, j’ai croisé plusieurs chefs d’établissement aux pratiques managériales répréhensibles.

Actuellement dans un établissement depuis un grand nombre d’années, le chef d’établissement actuel est malheureusement dans cette case.

Le management exercé y est particulièrement brutal, violent et toxique. Menace, intimidation, harcèlement, accusation, malveillance, disqualification professionnelle, discrimination et tant d’autres, sont autant de pratiques exercées, et donc subies par les personnels (tous corps confondus).
Arrêt maladie, malaise, isolement, peur, mutation, licenciement, départ anticipé en retraite, et tant d’autres, sont autant de conséquences vécues et subies elles aussi.
Plainte, main courante, signalement auprès de la DDEC, du rectorat (division de l’enseignement privé et SAPAP), médecine du travail, etc, sont autant d’actions individuelles menées par les personnels.

Rien n’a bougé depuis des années, rien ne bouge actuellement.

Les valeurs affichées de l’enseignement catholique sont bafouées.
Notre DDEC n’est plus une institution de confiance.
Toute puissance et impunité font loi chez le chef d’établissement.
Le rectorat n’a que trop peu de moyens pour agir, et lorsque enfin il tente une action, elle reste vaine.

J’invite chaque personnel, enseignant et OGEC, à signaler systématiquement tout fait inadmissible, même minime.
La peur ne doit pas l’emporter.
Parlez-en entre vous, à votre entourage. Ne vous isolez pas face à l’insupportable.
Adressez-vous conjointement aux DDEC (quand la confiance peut lui être accordée), aux rectorats (division de l’enseignement privé et SAPAP), à la médecine du travail, ainsi qu’aux syndicats qui nous défendent et nous protègent dans nos droits.

Le collectif est une force. Chaque remontée finira par aboutir à un assainissement humain de nos établissements pour lesquels nous nous impliquons avec convictions et valeurs.
Il faut peser lourd, et donc il faut agir en conséquence. Chaque goutte d’eau peut constituer un océan et provoquer un raz de marée à condition qu’elle soit déposée.

L’éducation nationale doit avoir un regard beaucoup plus prononcé sur ses élèves et l’environnement qui les entourent.

Les élèves sont les victimes collatérales de ce que subissent les personnels, les familles et les proches des personnels sont aussi des victimes collatérales. C’est inadmissible.

Il est temps que tout cela cesse, nous sommes dans une urgence absolument vitale.
Courage, espoir et solidarité.
Anonyme a dit…
J'ai l'impression que dans le mail précédent, la personne parle de mon établissement. Je suis une personne handicapée et pour la première fois de ma carrière (30 ans), j'ai été absent plusieurs mois. À mon retour, le RDV avec la (nouvelle) direction m'a plongé dans une grande détresse. Pour faire court, on m'a suggéré une reconversion professionnelle, de diminuer mes heures et pour finir, on a voulu me retirer toutes les classes d'examens... "Je me fais du souci pour vous". Le fait est que l'on n'a pas le droit d'être malade (la gestion des absences est leur principal souci) ni handicapé (les maîtres-mots de l'établissement sont pourtant : "bien-traitance" - néologisme en vogue -, inclusion, accueil... vous les connaissez). On cherche la faille. Tout le monde cherche la faille : la direction, (certains) parents et (certains) élèves. Les parents écrivent ... et la direction s'incline devant la tyrannie et les menaces de cette minorité malfaisante. Les reproches sont souvent lunaires mais ils prennent du poids dans un établissement qui veut se présenter sous son meilleur jour. Les professeurs ne peuvent même pas se justifier, s'expliquer. La sanction tombe immédiatement. Il est régulièrement demandé de supprimer des mauvaises notes, de modifier des appréciations. La pierre angulaire : le fameux mais tenace "pas de vagues". La phrase a été prononcée. Les nouveaux professeurs sont tous issus de grandes écoles et ont une expérience de plusieurs années à l'étranger. Mais surtout, ils veulent des professeurs avec un excellent relationnel avec les élèves. "Je sais, il n'est pas compétent (un maître auxiliaire) mais il passe bien avec les élèves", encore une phrase prononcée par un personnel de direction. Cela compte bien plus que les compétences pédagogiques et didactiques. On instrumentalise et on dévoie les valeurs évangéliques pour enrober un management brutal, toxique. Ils ne connaissent pas Dieu, leurs actes les trahissent. Nous avons été prévenus que l'établissement était désormais une "entreprise". Il est attendu que vous entriez dans la norme et dans la "stratégie de l'établissement". Le personnel de direction suscite les tensions par ses "arbitrages" dans les équipes pédagogiques et après bien sûr, il faut faire preuve de professionnalisme et travailler avec les collègues qui ont hérité de vos heures ! Je n'ai plus confiance en personne. Mon syndicat est intervenu et la direction est revenue sur sa décision (car elle était dans l'illégalité) mais le mal est fait. J'ai prévenu l'inspection qui m'a assuré intervenir à la rentrée pour recadrer. La chef d'établissement se sent toute-puissante et considère les personnels comme des pions. Je ne suis évidemment pas seul à avoir subit ce management. Les professeurs se dénoncent entre eux pour sauver leur peau je suppose. Mon vieil établissement que j'aimais tant n'existe plus. Ma relation avec les élèves n'est plus la même. Je ne me laisserai pas faire et à chaque fois qu'il le faudra, j'aurai recours au syndicat et j'informerai l'inspection académique. S'il faut remonter la hiérarchie des responsabilités, je le ferai. Pour l'instant, dans mon établissement, tout le monde se tait et ceux qui souffrent le font en silence, dans l'isolement le plus total. Où s'inscrire pour rejoindre un collectif ? J'ai déjà trouvé ce site par Mediapart. La peur doit changer de camp. Laissez-nous travailler en paix avec nos élèves. C'est tout ce que je demande pour ma part. Courage à tous.
Anonyme a dit…
Bonjour,
Est-ce que le site https://doc.madada.fr/#missing_body permettrait plus de transparence financière de la part des établissements qui sont chargés d’une mission de service public ?

Collectif StopSouffrancEC a dit…
Bonjour. Pouvez-vous nous en dire plus SVP? Comment ce site permettrait-il plus de transparence?
Anonyme a dit…
Que dire d'un chef d'établissement qui surveille les professeurs en lisant leurs messages Ecole Directe ? C'est ce que nous vivons a Sainte Therese de Maison Alfort, et celui ou celle qui décide de dire quelque chose se retrouve avec un edt bien pourri, alors que ceux qui font l'inverse on doit à des largesses... ça suffit, c'est toujours la même chose, avec des directeurs ou directrices qui se croient tout puissants et qui expliquent qu'ils font ce qu'ils veulent !
Anonyme a dit…
Une direction dysfonctionnante au campus agro rennais The Land qui a bâti un curieux mélange économique des genres au détriment du lycée agricole historique La Lande du Breil. Résultat de très possible détournement d'argent des fonds du lycée, de l'argent publique et des parents, au profit de montages économique dyspendieux et égocentrique du directeur en place depuis près de 10 ans.. Un management toxique des salariés et enseignants et une dette abyssale au seul passif de l'établissement agricole .
https://splann.org/enquete/lycees-agricoles/the-land-management-deficit/
Collectif StopSouffrancEC a dit…
Merci pour ce témoignage poignant. Nous sommes trop nombreux à avoir subi ce que vous décrivez. Le silence des institutions est glaçant. Elles choisissent le silence, nous choisissons de faire du bruit pour que ces destructions de personnes en toute impunité cesse. N'hésitez pas à nous contacter sur le mail afin que nous puissions échanger. Vous n'êtes pas seule. A bientôt nous espérons : stopsouffranceetablissementkto@gmail.com
Anonyme a dit…
Je suis surpris.e de constater que la décision des frères des écoles chrétiennes de s'affranchir du cadre de la CRR, pourtant institué par l'Eglise catholique française, ait été si peu rendue publique et commentée. C'est pourtant une curieuse manière de "faire Eglise" et, surtout, une façon habile de dresser un nouvel obstacle afin de compliquer la démarche des victimes !
Anonyme a dit…
Je travaille dans un établissement dans lequel le "pas de vagues" est admis. Une élève pose d'importants problèmes de discipline, mais on me demande de ne pas trop en faire, et on me répond que rien ne sera fait à l'encontre de cette élève car son père est influent dans la politique locale...
Anonyme a dit…
Bonjour
Je vous ai contacté hier et je vous recontacte avec mon adresse perso. Je ne comprends pas pourquoi mon adresse professionnelle a été mise d'office. Voilà, j'enseigne en Savoie, je suis titulaire et nouvelle dans l'établissement. J'ai une élève qui pose des problèmes de comportement, visiblement depuis la sixième. Elle est passée en conseil de discipline récemment. Lorsque je m'en ouvre aux collègues, je m'entends répondre qu'on ne peut rien faire, et qu'elle est protégée par son statut (papa influent dans la politique locale), et que " dans le privé c'est comme ça". Que puis je faire ?
Anonyme a dit…
Bonjour. Contacte nous de ton adresse mail sur notre mail stopsouffranceetablissementkto@gmail.com. A très vite! Le collectif StopsouffrancEC

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43 ans au service de l'enseignement catholique. Suspendue par le rectorat de Versailles à un mois de la retraite, à la demande du directeur du Sacré Coeur

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