"Un sytème à la MacGyver" : après la tempête Austen, ces écoliers ne peuvent pas reprendre les cours ce lundi à Guissény

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Dix jours après le passage de la tempête Austen, les écoliers de Sainte-Jeanne-d'Arc à Guissény ne pourront pas reprendre les cours, lundi 2 novembre 2026. En cause, le toit de l'école qui s'est envolé après le passage des vents violents pendant les vacances.

Dix jours après le passage de la tempête Austen, les 110 élèves de l'école primaire privée Sainte-Jeanne-d'Arc de Guissény ne feront pas leur rentrée de vacances de la Toussaint, ce lundi 2 novembre 2026. Le toit de l'établissement, qui couvre aussi le collège Diwan, s'est envolé après le passage des vents violents. Comme lors de la tempête Ciaran en 2023.

Les faux plafonds sont tombés au rez-de-chaussée et à l'étage. Les chaises et les bureaux sont bâchés, parce que les précipitations sont arrivées sur le sol. Dans un couloir, au milieu des dessins d'enfants, la directrice Karine Abhervé observe la situation, encore médusée. "On est la seule école du Finistère à avoir les pieds dans l'eau, on est l'école la plus touchée par les tempêtes", analyse celle qui a vécu la même situation, quasiment trois ans plus tôt, jour pour jour.

Des serviettes et des bacs ont été apportés par les parents d'élèves pour éponger les sols. © Radio France - Louis Emeriau

"Il y a des serviettes et des draps partout sur le sol, apportés par des parents et des habitants, venus donner un coup de main pour éponger. Là, on a un système à la McGyver", explique Karine Abgergé en pointant une grosse poubelle dans laquelle une gouttière de fortune a été installée.

Une solution de secours

Au-dessus de sa tête, les ouvriers nettoient les dégâts sur le toit. D'autres vont venir dans les jours à venir pour installer un liner, un revêtement étanche en guise de secours. Une solution de secours, "durable". "C'est la même qui a été installée à la cité scolaire de Kerichen et ça fait trois ans qu'ils l'ont", ajoute la directrice. Elle compte maintenant sur les parents pour continuer à exprimer leur solidarité.

Des ouvriers nettoient le toit avant d'installer un liner, dans les prochains jours. © Radio France - Louis Emeriau

"Ils vont revenir pour aider à nettoyer et remettre tout en ordre", rassure Karine Abhervé, touchée par cet élan de solidarité. Des parents qui continuent de s'organiser pour garder les enfants cette semaine. "Grâce à une boucle Whatsapp", précise Mylène Hamel, la secrétaire de l'association des parents d'élèves.

"On a demandé à tout le monde s'ils avaient des besoins ou des disponibilités. Il suffit ensuite de remplir un sondage sur l'application et ensuite on s'organise. Pour une journée, une demi-journée ou un déjeuner. On se dit qu'entre voisins, parce qu'on est tous voisins, ce n'est pas très compliqué de garder un enfant de plus quand on en a deux", ajoute Mylène Hamel.

Des frais en plus ?

Karine Abhervé espère maintenant que les cours pourront reprendre prochainement, dès le 9 novembre. "Même avec des faux plafonds en moins, on peut faire cours", sourit-elle.

Mais ça inquiète le maire de la petite commune de 2.000 habitants. Jean-Louis Bondu paye les frais de chauffage des deux établissements. Il craint maintenant que le prix augmente de manière exponentielle. "Sur le mois de mars, l'année dernière, on en avait eu pour 6.000 euros. Mais là, dans ces conditions, et avec le prix du fioul à deux euros le litre, on en aura peut-être pour le double. Et c'est hors de question que les enfants aient froid", martèle l'édile. Il pointe le nouveau plan de finances de l'État qui prévoit de nouvelles coupes budgétaires pour sa mairie.

 

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