Un imprévu au procès d’une enseignante accusée de violences dans une école près de Dieppe
Une professeure des écoles âgée de 41 ans devait être jugée le vendredi 9 octobre 2026 par le tribunal correctionnel de Dieppe. Des violences sur des écoliers lui sont reprochées, dans une école de Bacqueville-en-Caux. Un problème de procédure reporte le procès.
Article Paris Normandie
Le procès d’une professeure des écoles, qui devait être jugée le vendredi 9 octobre 2026 par le tribunal correctionnel de Dieppe, est renvoyé au vendredi 8 janvier 2027, à 8h30. « Il y a nécessité de faire citer l’agent judiciaire de l’État », admet le parquet de Dieppe.
Même si cette enseignante de 41 ans exerçait à des élèves de maternelle à l’école privée Saint-Léonard de Bacqueville-en-Caux, « l’employeur reste bien l’Éducation nationale », rappelait le diocèse en juin 2026. Des violences et maltraitances lui sont reprochées.Demandes contre l’État ?
« Des demandes pourraient être formées contre l’État, et non contre Madame », souligne la présidente.
Au printemps 2026, des parents de l’école élémentaire privée La Providence de Saint-Aubin-sur-Scie se mobilisaient pour empêcher l’arrivée de cette professeure, pressentie à la rentrée de septembre 2026. Elle était alors susceptible de faire classe à des CM1.
Suspension administrative
Le diocèse affirmait que la crainte de ces parents d’élèves de la Providence était infondée : « À partir du moment où il y a un dépôt de plainte, il y a forcément une suspension administrative. Cela ne veut pas forcément dire que la personne est en tort. La suspension ne revêt pas un caractère de sanction. »
Il s’agit d’un principe de précaution qui ne remet pas en cause la présomption d’innocence. La prévenue est donc toujours suspendue.

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