Tempête Austen : à Guissény, les toits du collège et de l'école se sont une nouvelle fois envolés

 

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Ce vendredi 23 octobre, la Bretagne commence à panser les plaies après le passage de la tempête Austen qui a balayé la région. À Guissény, dans le Finistère, comme lors de la tempête Ciaran en 2023, les toits du collège Diwan et de l'école privée ont été emportés.

Il y a comme un air de déjà vu, ce jeudi 23 octobre, à Guissény dans le Finistère après le passage de la tempête Austen qui a balayé la Bretagne depuis mercredi soir. Dans la commune sur la côte nord du département, les toits du collège Diwan et de l'école privée Sainte Jeanne d'Arc, attenante, se sont envolés. Comme en 2023 lors de la tempête Ciaran. "Toute la couverture et toute la charpente sont parties. Ça a dû se passer entre 5 heures et 8 heures du matin, c'est là que ça a le plus soufflé", constate Jean-Louis Bondu, le maire, joint par ICI Breizh Izel. "C'est encore un coup compliqué, j'ai vraiment l'impression de revivre la même chose. On a sécurisé la zone pour éviter que des gens viennent et se blessent, puisqu'il y a des tôles partout."

L'élu, qui a activé le plan communal de sauvegarde, attend que le vent retombe en début d'après-midi pour commencer les grandes manœuvres. "J'ai appelé plusieurs agriculteurs pour qu'ils viennent avec leurs remorques, comme on avait fait pour Ciaran, pour qu'on puisse évacuer les tôles dès que le vent sera calmé, reprend Jean-Louis Bondu. Il va falloir bâcher, comme on avait fait en 2023. On revit les mêmes choses."

"Parce que l'assurance ne voulait pas payer, et que ça coûtait moins cher, on a remplacé par une toiture en tôle"

Et, alors qu'il a vécu pareille mésaventure il y a trois ans à peine en tant qu'adjoint, le maire de Guissény s'interroge. "À l'origine, le toit de l'école est en béton, avec une étanchéité qui avait été faite. Avec l'étanchéité, il n'y a pas de prise au vent. Parce que l'assurance ne voulait pas payer, et que ça coûtait moins cher, on a remplacé par une toiture en tôle. Et on voit qu'aujourd'hui... Pourtant, on avait dit à l'époque que vraisemblablement ça reviendrait. Voilà, c'est revenu. Une toiture comme ça en tôle, de l'avis de spécialistes, ça a une prise au vent énorme. À l'avenir, il va falloir réfléchir véritablement au type de couverture qu'on doit mettre en milieu littoral, et en bordure de littoral. Là, ce n'était pas Ciaran : on a eu 140 km/h alors que c'était 180 km/h en 2023. À un moment, il faut se poser les bonnes questions. Sur une étanchéité, il n'y a pas de prise au vent. Là, avec les tôles..."

"On va voir avec les directions de l'école et du collège"

En cette période de vacances scolaires, le centre de loisirs, abrité dans les mêmes locaux, est désormais à l'arrêt, tout comme les activités associatives qui avaient été arrêtées dès mercredi soir. Désormais, c'est la question de la reprise scolaire, dans 10 jours, qui est posée. "On n'en est pas là, on va voir avec les directions de l'école Sainte Jeanne d'Arc et du collège Diwan comment ils envisagent ça. Sachant qu'on a toujours, en face, des locaux dont la rénovation avait commencé et qu'on est en train de terminer. Il s'agit d'une partie des salles des Ateliers. On a toujours la possibilité d'utiliser ces salles, comme après Ciaran, en attendant que les charpentes et les couvertures soient refaites."

[NDLR StopSouffrancEC : Macron avait annulé la déclaration de catastrophe naturelle, lors de l'épisode Ciaran en 2003. Empêchant le déclenchement des garanties d'assurances. Depuis 2003, des bâtiments sont toujours condamnés au lycée Lesven à Brest, faute de réparations des toits. Les bâtiments y sont chauffés tout l'hiver pour tenter d'éviter une dégradation plus rapide encore. Coûteux et vain]

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