Gujan – Marcheprime : un ancien directeur d’écoles visé par des plaintes pour viols à Bordeaux

Article La Dépêche du Bassin 


Aujourd’hui visé par une information judiciaire pour des faits de viols et agressions sexuelles commis dans un établissement bordelais, un directeur d’école a dirigé pendant plusieurs années des écoles privées à Marcheprime et Gujan-Mestras. Des familles s’interrogent.

L’affaire, qui fait encore grand bruit dans la métropole bordelaise, trouve une résonance particulière sur le bassin d’Arcachon. Le chef d’établissement d’une école primaire privée de la rive droite à Bordeaux, mis en cause pour des faits d’une extrême gravité sur deux élèves de 7 ans, a longuement exercé ses fonctions sur notre secteur géographique. Pendant six ans, jusqu’à l’été 2023, cet homme a dirigé l’école privée Sainte-Anne de Marcheprime, cumulant également pendant deux ans la direction de l’école Sainte-Marie à Gujan-Mestras. Son départ de la commune marcheprimaise, salué à l’époque lors de la fin d’année scolaire 2023, avait précédé sa prise de poste à Bordeaux. Autour du Bassin, cette mise en cause judiciaire suscite l’émotion et de lourdes interrogations chez plusieurs parents dont les enfants ont fréquenté ces deux établissements durant cette période. Une mère de famille, dont les enfants ont été scolarisés sous sa direction à Marcheprime, ne cachait pas son inquiétude après avoir appris l’ouverture d’une procédure. Face au flou entourant le parcours du mis en cause, des familles cherchent désormais à savoir si des comportements inadaptés ou des signalements auraient pu passer inaperçus lors de son passage entre Marcheprime et Gujan-Mestras.

Suspendu par sa hiérarchie

Sur le plan judiciaire, le dossier est désormais entre les mains du juge d’instruction désigné par le doyen des juges d’instruction de Bordeaux saisi en juillet dernier de deux plaintes avec constitution de partie civile pour « viols sur mineurs de moins de quinze ans », « agressions sexuelles », « violences aggravées » et « menaces de mort ». Placé en garde à vue en février 2026 à la suite d’un premier signalement concernant des agissements présumés dans son bureau, l’intéressé avait été laissé libre dans l’attente d’investigations complémentaires. Suspendu à titre provisoire par sa hiérarchie, il dément l’ensemble des accusations portées contre lui par l’intermédiaire de son conseil. Aucune plainte ni procédure judiciaire n’émanent à ce jour des établissements de Marcheprime ou de Gujan-Mestras. L’enquête judiciaire en cours à Bordeaux devra faire la lumière sur l’ensemble des faits reprochés.


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