Agression sexuelle sur mineure à Chauny : l’ex-prof conteste l’interdiction à vie d’enseigner
Ce vendredi 9 octobre 2026, le trentenaire en poste au collège Saint-Charles de Chauny demandait la levée de l’interdiction à vie d’exercer une profession en contact avec des mineurs, prononcée après sa condamnation pour agression sexuelle et corruption de mineur.
« Le bracelet électronique, je le mérite. Mais enseigner, c’était vraiment une vocation » explique le trentenaire, qui a été condamné le 3 mars 2026 à 24 mois de prison dont 18 mois avec sursis pour agression sexuelle et corruption de mineur. Pour rappel, il avait été surpris en plein ébat avec l’une de ses élèves alors qu’il enseignait au collège privé Saint-Charles de Chauny. Actuellement agent d’entretien dans un camping, le trentenaire n’exclut pas de redevenir professeur « un jour ».
« On a eu un coup de foudre à la rentrée », tente-t-il pour justifier son comportement à l’encontre de l’une de ses élèves, âgée de 14 ans. « Un coup de foudre ? », s’étrangle Sylvain Bottineau, qui préside l’audience de la cour d’appel d’ Amiens ce vendredi 9 octobre 2026.
Le délibéré attendu à la fin de l’année
« Je représente la société, les enfants de tous les adultes présents ici. Peut-on laisser une personne condamnée, inscrite au FIJAIS, approcher des enfants ? Non, évidemment», s’agace l’avocate générale Clélie Gibaldo, qui requiert la confirmation de l’interdiction à vie.
Le délibéré est fixé au 14 décembre 2026.

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