«On continue de morfler» : à l’école Jeanne-d’Arc de Montrouge, les profs toujours confrontés à «des méthodes génératrices de peur»

 

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Malgré de multiples alertes et opérations de contrôle, les personnels de cet établissement d’enseignement privé, situé près de Paris, endurent depuis huit ans des «agissements hostiles répétés». Un sénateur s’apprête à saisir la justice.

 

Messe à l'école Jeanne-d'Arc de Montrouge (Hauts-de-Seine). (Robert Harding/Godong. Collection Christophel)
 

Publié aujourd'hui à 7h12
 
 

Les années passent et se ressemblent au sein de l’Institution Jeanne-d’Arc, établissement privé situé en plein cœur de Montrouge, commune aisée limitrophe de Paris. A la rentrée, certains enseignants ont eu la cruelle surprise de constater que Laure M. avait de nouveau été reconduite dans ses fonctions. La cheffe d’établissement, en poste depuis huit ans, semble inamovible. Pourtant, ses pratiques managériales font naître un sentiment de malaise, d’appréhension, et même de peur, chez bon nombre de membres de la communauté éducative. Une situation de souffrance au travail dénoncée de longue date par les représentants du personnel, documentée par plusieurs états des lieux émanant de l’inspection du travail ou de cabinets d’experts indépendants, sans que jamais, à ce jour, la responsable d’établissement n’ait été réellement inquiétée. Forte du soutien inconditionnel que lui vouent les autorités de tutelle, celle-ci entame ainsi sa neuvième année scolaire aux rênes d’une maison accueillant plus de 1 100 élèves, de la maternelle au lycée. «En attendant, nous, on continue de morfler», glisse une salariée à CheckNews.

Ces derniers temps, les personnels avaient pourtant entrevu une lueur d’espoir avec la succession d’opérations de vérification et contrôles de conformité....

 

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