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L’argent public doit d’abord servir à l’école publique » : le maire de Langon est contraint de verser une participation à une école privée

 

La participation de la commune aux frais de fonctionnement de l’école privée Sainte-Marie a été le sujet d’une nouvelle prise de parole du maire, lors du Conseil municipal du mercredi 15 juillet

 


Comme il le fait « tous les ans à ce moment-là », le maire de Langon, Jérôme Guillem, a tenu à prendre la parole mercredi 15 juillet en Conseil municipal avant un vote (marqué par trois abstentions) sur la participation de la commune aux frais de fonctionnement de l’école privée Sainte-Marie, une obligation légale.

En tout, ce sont 34 191,45 € qui seront versés à l’école privée pour la maternelle et le primaire, un montant calculé en fonction des frais de fonctionnement des écoles publiques de la Ville par élève et par an, rapporté aux 39 Langonnais scolarisés dans l’établissement.

Transparence

« Nous votons à nouveau cette subvention parce que la loi nous y oblige. C’était notre position en 2024, c’était notre position en 2025, c’est encore notre position aujourd’hui. Ce n’est pas une position de confort, c’est une position de responsabilité. Le début de ce nouveau mandat ne change rien à notre principe : l’argent public doit d’abord servir à l’école publique. Nous l’assumons pleinement. Nous ne nous en excusons pas », a déroulé le maire, refusant « qu’un vote imposé soit présenté comme un soutien politique. »

L’année précédente, Jérôme Guillem avait annoncé avoir écrit à l’école Sainte-Marie pour demander des garanties sur l’usage des fonds publics et au ministre afin de demander une évolution du cadre légal, sans résultat. « Notre exigence reste la même : lorsqu’il y a de l’argent public, il doit y avoir transparence, objectifs, justificatifs et contrôles. C’est la règle que nous appliquons à tous les bénéficiaires de fonds publics. »

En février 2025, des parents d’élèves avaient manifesté devant l’établissement qui comprend aussi un collège, afin de dénoncer des manquements liés à l’hygiène du restaurant scolaire, ce que la direction avait qualifié d’« accusations mensongères ». 


 

 

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