Saint-Nazaire : après le suicide de leur fille de 14 ans, les parents portent plainte pour harcèlement scolaire
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Après le suicide de leur fille de 14 ans, élève en troisième au collège privé Saint-Louis de Saint-Nazaire, les parents ont ce vendredi matin 6 février porté plainte contre X au commissariat de la ville pour harcèlement scolaire. Selon une amie de la famille, "ils veulent rétablir la vérité".
Une collégienne de 14 ans s'est
suicidée à l'hôpital de Saint-Nazaire le 3 janvier dernier.
L'adolescente, en classe de troisième, était scolarisée dans
le prestigieux collège privé Saint-Louis. Les parents se sont rendus ce
vendredi matin 6 février au commissariat de Saint-Nazaire, ils ont
déposé une plainte contre X pour harcèlement scolaire.
Le parquet en ce vendredi soir assure ne pas avoir pris connaissance
d'une plainte mais une amie de la famille nous confirme l'information
révélée par nos confrères de Ouest-France.
Un combat pour "rétablir la vérité"
"Ils veulent rétablir la vérité" nous explique-t-elle. "Car ils ont été profondément choqués par les paroles de l'établissement qui décrit une jeune fille fragile depuis la 6ème, ce qui est absolument faux". Une autre amie de la famille confirme : "avant la 4ème, c'était une gamine sans problème, plutôt joyeuse". Mi janvier, des proches avaient écrit un courrier avec le feu vert de la famille. Dans cette lettre que ICI Loire Océan avait pu consulter, ils accusaient le collège Saint-Louis d'avoir su que l'adolescente était harcelée depuis plus d'un an par une autre élève, mais de n'avoir pas suffisamment agi en conséquence.
Le diocèse avait alors répondu qu'il était au courant d'un "conflit d'élèves" et que la jeune fille "présentait de vrais signaux de mal-être, sa situation était identifiée, détectée, prise en compte. La preuve, nous l'avions changé de classe en cours d'année". Visiblement pas suffisant, selon l'entourage, "le harcèlement avec incitation au suicide" s'étant poursuivi jusqu'au drame.
Une enquête reste ouverte par le parquet pour recherche des causes de la mort. L'hôpital de son côté mène une enquête interne. "Pas de défaillances avérées à ce stade" nous indiquait la direction il y a quelques semaines.

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