Après le renvoi d’une enfant handicapée, une école privée de Maine-et-Loire visée par une plainte pour discrimination

La directrice de l’école Sainte-Colombe, à Avrillé (Maine-et-Loire), est visée par une plainte après l’exclusion d’une élève de sept ans. Selon la mère de Lola, cette radiation de l’école privée cacherait une « discrimination » en raison du handicap de la petite fille, atteinte de surdité.

Tiphaine SIRIEIX.  16/01/2026 à 17h50  Article Le Courrier Picard

Le parquet d’Angers a ouvert une enquête, confirme le procureur de la République Eric Bouillard, après qu’une mère a déposé plainte pour discrimination contre la directrice d’une école privée à Avrillé (Maine-et-Loire). Cette plainte a été déposée le 19 décembre au matin auprès de la gendarmerie par Marine-Daphnée Aubert, mère de Lola, sept ans, au lendemain de son exclusion de l’école Sainte-Colombe pour  rupture de confiance , le 19 décembre. Cette décision cache, selon sa mère,  des semaines de discrimination  envers sa fille, porteuse d’un handicap.



« Rupture de confiance »

Atteinte de surdité, la petite Lola doit porter un appareil auditif et a des besoins spécifiques. Ce que mentionne sa mère à l’école, en novembre. Quelques semaines plus tard, un soir, à 20 h 30,  je reçois un mail me disant « rupture de confiance », la veille des vacances scolaires. Je dois trouver une école du jour au lendemain.  Lola est exclue en  raison de son handicap , estime la maman, qui dépose plainte pour dénoncer une rupture abusive,  mise en danger  et  discrimination en raison d’un handicap ».

La directrice, que nous ne sommes pas parvenus à joindre par téléphone, a en retour déposé plainte pour  dénonciation calomnieuse ». Marine-Daphnée Aubert a été entendue par les enquêteurs à ce sujet et dit avoir recueilli, depuis son témoignage sur les réseaux sociaux, des témoignages d’autres parents d’élèves, qui auraient été eux aussi  victimes de l’école . Leur point commun ? Ces enfants seraient eux aussi porteurs de handicaps ou n’entreraient pas  dans des cases ». Marine-Daphnée Aubert prend pour exemple une maman  dont l’enfant a été attaché à sa chaise parce qu’il bougeait trop, relate la mère de Lola.

Selon cette dernière, le traitement réservé aux élèves  qui bougent un peu ou n’entrent tout simplement pas dans les cases , serait un secret de Polichinelle.  Personne n’ose rien dire… Je le fais en tant que maman. Je veux qu’on entende que nos enfants sont victimes, et pas responsables. 

La direction diocésaine de l’enseignement catholique du Maine-et-Loire, dont dépend l'école Sainte-Colombe, n’a pas souhaité répondre à nos questions en raison de l’enquête en cours.

 

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