Quand les pratiques mafieuses de l'enseignement catholique abattent un enseignant suppléant qui n'a rien vu venir en exerçant un métier pourtant rémunéré par l'État...
Voici donc le pitch d’un film assez navrant : celui d’un contractuel d’Aulnay sous-bois, grillé auprès de la division de l'enseignement privé du Rectorat de Créteil, qui n’a plus accès à École Directe pour faire la lumière sur l’affaire : les demandes pendant l’été 2024 à son ancien chef d’établissement obtiennent pour réponse le 23 août quelques amabilités assorties d’un ”je vais voir s’il est possible d’extraire vos archives”.
Les mois passent. Silence.
En mai 2025, après avoir laissé le temps au calme revenir, le contractuel
reprend contact :
« Je n’ai pas eu de nouvelles concernant l’extraction de mes archives sur École Directe. Si le but du courrier insultant que j’ai reçu était de me dissuader, c’est raté : je réitère ma demande. »
Le 26 mai 2025, un message plus officiel est envoyé :
« Monsieur le Directeur,
J’ai enseigné dans votre établissement durant l’année 2023-2024 et, malgré mes
demandes répétées, je n’ai jamais eu accès aux archives me concernant, y
compris celles d’École Directe.
Je vous rappelle que le RGPD me confère le droit d’accéder à mes données
personnelles, y compris après la fin de mon contrat (...). En cas de
non-réponse, je saisirais la CNIL. »
La Direction Diocésaine, de son côté, affirme n’avoir aucun pouvoir sur les établissements. Le Rectorat, lui, reste muet. Silence radio.
Le 8 juillet 2025, une plainte est donc déposée auprès de la CNIL. La procédure est rapide : identification numérique, pièces jointes, mails échangés, preuves. La CNIL répond le 12 août.
Le collègue contacte alors l’établissement. La direction est « indisponible ». Message laissé : après le rappel de la CNIL, va-t-il enfin recevoir ses documents ?
Réponse, le 19 septembre 2025 :
« L’accueil m’a informé de votre appel. Concernant votre demande, je n’ai pas la main technique pour accéder aux informations d’une personne ayant quitté l’établissement. Je vais solliciter la société Aplim. Pour le reste, tournez-vous vers le Rectorat. »
Le 27, il répond :
« Voilà plus d’un an que vous me dites que vous allez voir ce que vous pouvez faire… et vous ne faites rien. Je relance donc la CNIL. »
Ce qui fut fait le 29 septembre 2025.
Le 2 octobre 2025, nouveau message de la direction :
« Je comprends vos doutes. J’ai reçu une réponse d’Aplim : je ne peux techniquement pas vous fournir ces informations. Vous pouvez les contacter directement en précisant notre établissement et l’année scolaire. »
Pratique, non ? Le genre d’organisation où tout le monde se renvoie la balle, avec des airs de ne pas y toucher. Le citoyen doit recommencer la démarche lui-même, pendant que les autres, bien installés, s’essuient les mains.
On parle d’un organisme officiel, payé avec nos impôts, comme les profs qui interviennent dans ces établissements qui n’ont de catholique que le nom ! Et pourtant, il ne s’agit que d’un simple droit d’accès à ses propres données — un droit garanti par la loi.
Pourquoi tant de résistance ? Pourquoi cette opacité, même
après un rappel de la CNIL ? Qu’y a-t-il à cacher ?
La Bible ne dit-elle pas : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous
rendra libres » ?
En attendant, disons simplement que certains préfèrent les lois du silence à
celles de la République.

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