La CGT alerte sur des "faits d’une extrême gravité" à l'établissement scolaire Saint Thomas d’Aquin d'Oullins
Vendredi 11 Juillet 2025 à 14h00 Article Lyon Mag
La CGT-EP et
l’Union locale des syndicats CGT d’Oullins-Pierre-Bénite disent avoir
été saisies par une salariée de l’Association Familiale Saint Thomas
d’Aquin, au sujet de faits "d’une extrême gravité".
Selon les informations transmises par les syndicats, les éléments évoqués concernent "des situations de harcèlement moral, d’intimidation, de comportements sexistes, de menaces, de violences psychologiques et physiques, ainsi qu’un attouchement sexuel sur le lieu de travail". Un responsable de la vie scolaire aurait notamment tenu à l’encontre de cette salariée "des propos humiliants", la qualifiant par des sobriquets dégradants : "la martyre de Saint Thomas", "la voix du téléphone rose."
Le même responsable aurait proféré des menaces directes, telles que : "je peux te briser, je peux te casser en deux". La CGT indique également qu’il aurait "volontairement ignoré, voire appuyé, plusieurs agressions physiques ou verbales" commises à l’encontre de la salariée, par "un élève, un collègue, une supérieure hiérarchique fonctionnelle (membre du CSE et parente du responsable précité) ainsi qu’un prestataire extérieur."
Les syndicats évoquent aussi "une tentative de mise sous surveillance accrue", impliquant le "redéploiement de caméras de sécurité" et des sollicitations à l’attention des collègues de travail de la salariée pour "signaler ses moindres faits et gestes." Enfin, un attouchement sexuel de la part d’un autre salarié aurait été rapporté.
Une enquête interne aurait été ouverte par la direction, mais les syndicats remettent en cause son indépendance. Selon eux, "cette dernière – conduite par deux membres de l’équipe de direction et une élue CSE – n’a pas offert les garanties nécessaires d’impartialité et d’indépendance" et "n’a pas permis aux salariés de pouvoir s’exprimer sans toutes formes de pressions."
La salariée est aujourd’hui convoquée à un entretien préalable à licenciement. Une situation qui "soulève de vives inquiétudes", écrivent les syndicats. La CGT-EP et l’Union locale CGT d’Oullins-Pierre-Bénite demandent la "suspension immédiate de toute procédure disciplinaire à l’encontre de la salariée" et appellent le Rectorat de l’Académie de Lyon ainsi que la Direction de l’Enseignement catholique du diocèse à intervenir.
Contacté, l'établissement n'a pour l'heure pas répondu à nos sollicitations.

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