TÉMOIGNAGE - Courrier d’alerte - collège sainte Clotilde Amboise

 


Amboise, Le 23 juin 2025

Courrier d’alerte - 
C
ollège sainte Clotilde Amboise

Mesdames, Messieurs,

Nous souhaitons en cette fin d’année scolaire vous interpeller sur la situation du collège Sainte Clotilde à Amboise Il y a un an, un groupe de parents de cet établissement a alerté à plusieurs reprises certaines instances de l’enseignement (directeur diocésain, syndicat, rectorat…) sur leurs préoccupations grandissantes concernant cet établissement .

Ce groupe avait fait le choix du dialogue mais en gardant l’anonymat dans un premier temps, craignant des représailles envers leurs enfants.

Le directeur diocésain ne souhaitant pas échanger avec un groupe de parents anonymes, un représentant de ce collectif a alors accepté de donner son nom publiquement et de venir échanger avec la direction diocésaine de Tours.

Aujourd’hui, force est de constater qu’aucun dialogue constructif n’a été possible, que la situation au sein de l’établissement s’est même considérablement dégradée. Certaines familles dont celle qui a accepté de donner son nom, ont subi des représailles du fait qu’elles aient osé faire part de leurs inquiétudes.

À ce jour nous avons répertorié deux familles dont les enfants ne sont pas réinscrits pour la rentrée ainsi que plusieurs familles dont les enfants ont été mis sur liste d’attente dans un premier temps. Ces dernières ont dû assurer à la direction une
confiance totale et entière si elles souhaitaient que leurs enfants puissent rester scolarisés au sein de l’établissement. 

Nous nous interrogeons sur ces décisions prises unilatéralement et de façon arbitraire par la direction, qui nous semblent totalement injustifiées et très violentes et qui ont été annoncées aux familles très tardivement (ce qui peut nous laisse supposer qu’il y avait bien une volonté de nuire à ces familles par le biais des enfants). Ces décisions très tardives, ont considérablement pénalisé ces familles dans la recherche d’un nouvel établissement et ont bouleversé des enfants qui ne comprennent pas pourquoi ils doivent changer d’école.

Après une année scolaire se sont succédés de très nombreux arrêts maladie au sein de l’équipe enseignante, où beaucoup de familles se sont vues convoquer à la gendarmerie dans le cadre de 3 plaintes concernant des faits qui se sont déroulés dans l’établissement, un article paru dans le journal, des mains courantes déposées par le personnel, un droit d’alerte, une visite de tutelle, une action en cours aux prud’hommes, des départs de personnels dans des conditions difficiles, un enseignant qui se permet de dire aux enfants de 6ème « fermez vos gueules », et aujourd’hui des familles que l’on met à la porte …, On ne peut plus douter que cet établissement est en pleine dérive.

Nous sommes inquiets pour nos enfants et pour les personnels.

Le plus grave est certainement qu’aujourd’hui se sont les enfants qui paient un lourd tribut de cette situation. Certains ne pourront plus revenir au sein de l’établissement car leurs parents ont osé alerter sur les problématiques qui règnent au sein du collège (pourtant les familles ont toujours agi dans le but de trouver une solution dans l’intérêt des enfants et de l’établissement) .

Quelle violence pour des enfants de devoir changer d’établissement, d’amis, de repères,… sans aucun motif légitime !

Personne n’est épargné même un enfant scolarisé en primaire se voit refuser sa réinscription alors que jamais il n’a été question de pointer des défaillances au sein du primaire.

Vous trouverez ci-joint le courrier de recours gracieux adressé par une famille ( recours qui a été refusé sans aucun dialogue possible).

Nous sommes dans une école catholique où il n’existe plus aucune valeur chrétienne (pardon, partage, dialogue, ouverture, estime, respect et surtout faire passer avant tout l’intérêt de l’enfant) .

A ce jour, nous sommes bien plus nombreux qu’il y a un an à nous inquiéter pour les enfants et les personnels et à nous offusquer de ces décisions injustes et violentes pour les enfants.

Il devenait urgent pour la direction de faire taire ces familles et donc de les sortir de l’institution !

Bien évidemment il est plus simple de faire pression sur des familles que de vouloir trouver des solutions !

Nous avons reçu des très nombreux témoignages de personnels en souffrance, de familles mécontentes mais aussi de familles qui ont quitté le collège, tous nous ont fait part du harcèlement qu’ils avaient pu subir, du manque de dialogue, du peu de considération que la direction avait envers les familles, d’une certaine forme de laxisme face aux incivilités de certains élèves...

Aujourd’hui nous avons la preuve qu’il n’est plus envisageable de décliner nos identités : la seule famille qui a osé le faire a été bannie de l’établissement !

Mais nous continuerons de dénoncer ces agissements qui n’ont pas leur place dans un établissement scolaire. 

Il règne un climat de peur, de défiance, une véritable omerta au sein de ce collège. Une chasse aux sorcières est lancée concernant les familles qui ont osé s’inquiéter du climat anxiogène présent dans le collège.

Nous avons tous fait le choix de l’école catholique depuis plusieurs années mais aujourd’hui il n’est pour nous plus acceptable de continuer dans de telles conditions.

Et que penser du slogan de l’APEL association de parents d’élèves, « parle je te crois, parle je te protège », qui sonne plus comme une communication pour faire briller la vitrine, que d’une réelle volonté à défendre les familles. L’association n’a absolument rien fait pour aider les familles qui se retrouvent en grande difficulté ! Aucun soutien pour ces enfants qui doivent quitter leur école dans de telles conditions ! Notre expérience nous montre que l’APEL n’est qu’une vitrine au service des directions et non des familles.

Nous avons parlé, nous avons été intimidés et nos enfants ont payé pour les actions de leurs parents.

Nous ne renierons jamais nos valeurs catholiques, nous ne souhaitons absolument pas jeter l’opprobre sur l’ensemble de l’enseignement catholique mais sur Amboise il est temps que les autorités ouvrent les yeux .

Nous demandons à Mme la Ministre de l’Éducation Nationale, au recteur de l’académie d’Orleans-Tours, au maire de la ville, au président des conseils départemental et régional ainsi qu’à nos députés de bien vouloir s’intéresser à cet établissement car le climat qui y règne est très préoccupant. Cet établissement privé fonctionne essentiellement grâce à des fonds publics et il nous semble normal que l’État puisse avoir un droit de regard sur ce qui se passe au sein de l’établissement.

 

Nous dénombrons aujourd’hui le départ d’environ de 20 familles mais il y a en certainement plus !

Et combien d’enseignants ont quitté et quittent l’établissement suite à ce contexte compliqué?

Combien de familles ont quitté l’établissement depuis 3 ans suite à des désaccords avec la direction ?

C’est avec beaucoup de regrets et une grande peine que nous voyons notre établissement sombrer et perdre sa belle réputation.

Les interlocuteurs vers qui nous nous sommes tournés jusqu’à là n’ont pas pris cette situation pourtant inquiétante , à sa juste mesure. Nous continuerons à témoigner car c’est la seule façon de pouvoir faire changer les choses et il en va de la santé psycho- logique des enfants et des membres du personnel.

Mesdames, Messieurs, nous vous remercions de l’attention que vous porterez à ce courrier et de la suite qui y sera donné.

Veuillez agréer Mesdames, Messieurs, l’expression de nos sincères salutations.

 

Collectif Parents d’élèves du collège Sainte Clotilde 37400 AMBOISE


A l’attention -

-    de Mme BORNE la Ministre de l’Éducation Nationale,

-  de Monsieur LEYCURAS, sous-directeur de la sous-direction de l’enseignement privé ( DAF )

-  Monsieur BLANC-STELHY-CORBIN , adjoint sous direction de l’enseignement privé ( DAF )

-  Monsieur ADRESTI, recteur de la Région académique Centre Val de Loire

-  Monsieur MENDIVE, directeur académique des services de l’éducation nationale d’Indre et Loire

-  Mme LACHAISE, IEN Amboise – DSDEN 37

-  Monsieur CAMPEAUX, préfét d’Indre et Loire

-  Monsieur JOACHIM sous-préfet de l’arrondissement de Loches

-  Monsieur BONNEAU, président de la Région Centre Val de Loire

-  Monsieur LABARONNE, député de circonscription

-  Mme SPILLEBOUT, députée

-  Monsieur VANNIER député

-  Mme KELOUA HACHI, députée

-  Madame ARNAULT, présidente du Conseil départementale d’Indre et Loire

-  Monseigneur JORDY, archevêque de TOURS

-  Monsieur RAVIER, maire d’Amboise

-  Monsieur LEVEAU, conseiller départemental

-  Mesdames, Messieurs les représentants des syndicats enseignants du privé

-  Madame LAUBIGNAT, présidente de l’APEL nationale

 

 


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