Enseignement privé en Bretagne : le syndicat CFDT claque la porte du rectorat
La FEP-CFDT, syndicat majoritaire de l’enseignement privé en Bretagne, participait ce lundi 24 février 2025 à un groupe de travail au rectorat. Il a quitté la réunion, reprochant « le manque de moyens et la dégradation du dialogue social ».
La FEP-CFDT, syndicat majoritaire de l’enseignement privé en Bretagne, participait de lundi 24 février matin à un groupe de travail académique au rectorat, à Rennes. Finalement, les représentants syndicaux venus des quatre départements bretons ont quitté la réunion en signe de protestation. « La présentation des moyens pour la rentrée scolaire 2025 était à l’ordre du jour, explique Ollivier Schouten, l’un des élus de la CFDT. Nous avons refusé de participer à ces échanges, car les moyens ne sont pas à la hauteur. »
« Des postes d’enseignants ponctionnés »
L’État est compétent pour les programmes ainsi que les personnels. La répartition des moyens s’effectue au niveau du ministère, puis ils sont redéployés par le Secrétariat général de l’enseignement catholique (Sgec). « Or, des postes d’enseignants sont ponctionnés par le Sgec pour être affectés ailleurs en France, alors que ce sont des moyens publics. Et tout cela avec la bénédiction du ministère. » Le syndicat considère que le secrétariat général « outrepasse ses compétences alors qu’il n’a aucune existence juridique ».
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Par ailleurs, la FEP-CFDT reproche la « dégradation du dialogue social » avec le rectorat. « Nous avons demandé une audience au recteur à plusieurs reprises, sans résultat. » Les représentants syndicaux, élus au sein de la commission consultative mixte académique, espèrent une rencontre rapide avec le représentant du ministre en Bretagne. Ils veulent attirer l’attention sur plusieurs problèmes, notamment « la situation de plus en plus précaire des maîtres remplaçants » ainsi que « l’absence de médecin académique ».

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