Stanislas retrouve la subvention de la Ville de Paris et réaffirme ses valeurs
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«C’est une bonne nouvelle. Le dialogue est rétabli avec la Mairie de Paris», se félicite-t-on à Stanislas. Dans un courrier à Igor Le Diagon, nouveau directeur de l’établissement catholique privé parisien (6e arrondissement), Patrick Bloche, premier adjoint à la maire de Paris en charge de l’éducation, fait savoir, ce 2 décembre, que la municipalité se «conformera à ses obligations quant au versement du forfait départemental communal à votre établissement au titre de l’année 2024», selon une information du Parisien confirmée au Figaro.
Cette subvention - de 1,3 million d’euros pour l’année 2022-2023- avait été suspendue l’an dernier lors d’une séquence parfaitement politique. Après la publication le 16 janvier 2024 par Mediapart d’un rapport d’enquête administrative de l’inspection générale faisant état de «dérives» à Stanislas, la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo a annoncé suspendre «provisoirement« sa subvention. À l’époque, les propos de l’éphémère ministre de l’Education Amélie Oudéa-Castera sur la scolarisation de ses enfants dans l’établissement avait contribué à surmédiatiser l’affaire. Le rapport daté de juillet 2023 avait pointé «la place des garçons et une culture de la non-mixité» pouvant favoriser «un climat propice à l’homophobie», ainsi que le «caractère obligatoire de la catéchèse».
L’Évangile est sa seule référence fondamentale dans la mise en œuvre des principes éducatifs
Projet éducatif de Stanislas
Pourquoi ce revirement ? La Ville de Paris a positivement pris acte des modifications opérées depuis septembre par l’établissement, date à laquelle Igor Le Diagon a succédé au précédent directeur Frédéric Gautier. Parmi ses motifs de satisfaction, l’absence de mention aux «convictions religieuses» dans le dossier d’inscription, le respect des programmes, notamment l’éducation à la sexualité, ou encore la distinction claire entre les heures de catéchèse et les heures consacrées aux autres enseignements.
Si le collège Stanislas a mis en œuvre les recommandations formulées par l’inspection générale, il ne renonce pas pour autant à ses valeurs et son caractère catholique. Bien au contraire. Dans son projet éducatif, il rappelle la convention qui le lie à l’archevêché de Paris, ainsi que sa «vocation de maison d’éducation chrétienne», qui «implique de n’être inféodée à aucune idéologie, ni à aucun parti politique». «L’Évangile est sa seule référence fondamentale dans la mise en œuvre des principes éducatifs», peut-on lire.
Fin de la catéchèse obligatoire
Son nouveau règlement intérieur indique que la catéchèse ne sera plus obligatoire. En revanche, l’heure hebdomadaire de «culture chrétienne» le sera. Sur la mixité, le règlement pose que Stanislas est «attentif à la formation de l’homme et de la femme et de leur construction affective suivant leur cheminement propre». «Cette éducation affective dans la relation à soi (identité personnelle et respect de son corps) et aux autres (accueil et compréhension de la différence) est une démarche lente et progressive pendant la période de l’adolescence», explique le document. Il rappelle aussi que la proposition de classes non-mixtes et mixtes au collège est «une liberté reconnue aux parents et aux élèves de choisir les conditions qui leur conviennent le mieux».
Cette année, Stanislas recevra donc la totalité
de la subvention de la Mairie de Paris, versée en deux fois, en
septembre et en juin. Une subvention à laquelle les collectivités ne
peuvent du reste pas se soustraire, dès lors qu’un établissement est
«sous contrat» avec l’État.
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