Les frais de fonctionnement des écoles font débat à Monteneuf

Le torchon brûle entre Réminiac et Monteneuf (Morbihan) au sujet des frais de fonctionnement des écoles. Les élus envisagent même d’arrêter le regroupement pédagogique avec Réminiac. Décryptage.

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Quelle est la situation scolaire à Monteneuf ?

Il n’y a pas d’école publique dans la commune. Une convention a été signée avec l’école Henri-Matisse, de Réminiac (Morbihan), dans le cadre d’un regroupement pédagogique intercommunal (RPI). Chaque jour, quatre petits Monténeuviens se rendent dans la commune voisine pour y suivre les cours.

Pour l’enseignement privé, l’école Sainte-Marie (maternelle et CP) fait partie d’un regroupement pédagogique avec Notre-Dame de Lourdes de Porcaro (primaire). Et ce sont 88 enfants de Monteneuf qui sont dispatchés entre les deux établissements.


Les frais de fonctionnement, c’est quoi ?

C’est le montant de la participation financière de la commune de Monteneuf à l’entretien de l’école publique de Réminiac dans le cadre du RPI. « La commune de Réminiac fixe le coût moyen annuel d’un élève et nous multiplions ce montant par le nombre de Monténeuviens en classe à Réminiac », précise Yann Yhuel, le maire de Monteneuf. Qui poursuit : « Ce coût moyen par élève nous sert de base pour calculer ce que nous versons à l’école privée. Des réévaluations doivent se faire chaque année. Ne serait-ce qu’à cause du prix de l’énergie et du nombre d’élèves qui fluctue… »

Pourquoi y a-t-il des tensions entre Monteneuf et Réminiac ?

Tout allait « plus ou moins bien » jusqu’à cette année. Et puis patatras… « En un an, les frais de fonctionnement passent de 633 € par élève à… 1 532 € pour le primaire et de 1 397 € à 2 350 € pour la maternelle, précise Yann Yhuel. Près du double ! C’était complètement disproportionné. Et sans la moindre explication. Pas question pour nous de payer ! » Un courrier du maire de Monteneuf fait rétropédaler son collègue de Réminiac, qui reconnaît « que les chiffres étaient erronés ».

Quelles solutions à la crise ?

Les élus sont remontés. Certains préconisent même une rupture de la convention avec Réminiac. « Arrêtons la mascarade ! » estime Damien Jagoury. « La question se posera pour l’année prochaine, réplique le maire. Est-ce qu’il y a une utilité, une nécessité de continuer ? Et peut-on continuer dans ces conditions ? Non très clairement. Mais chaque chose en son temps. »

En attendant, Yann Yhuel propose une « réunion de concertation » avec Réminiac et un représentant de l’académie et de la préfecture. « Tant qu’il n’y aura pas de concertation, nous ne verserons pas un centime. Ou alors, pour ne pas pénaliser l’école privée, nous allons prendre en compte les moyennes de frais de fonctionnement départementales : 463 € pour le primaire et 1 587 € pour la maternelle. »

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