RÉPONSE : Stanislas, Amélie Oudéa-Castéra… Le secrétaire de l’Enseignement catholique sort du silence… et méprise deux mois d’efforts de dénonciations des dérives.
RÉPONSE : Stanislas, Amélie Oudéa-Castéra…
Le secrétaire de l’Enseignement catholique
sort du silence… et méprise deux mois d’efforts
de dénonciations des dérives.
Réponse du Collectif StopSouffrancEC
“L’Enseignement catholique a été caricaturé.”
Ou comment mettre la poussière sous le tapis à tout prix.
le privé catholique sous contrat. Tout autant que le long mutisme à chaque question dérangeante : il est
tellement plus simple de laisser passer l’orage (l’ouragan ?) plutôt que de résoudre et en fait admettre
que les dérives existent. Ces dérives sont-elles inhérentes au “caractère propre”. Ne le définiraient-elles
pas, finalement ?
Les “clichés” mentionnés à propos de Stanislas n’en sont pas l’exclusivité.
Il suffit de prendre connaissance des nombreux articles parus ces deux derniers mois,
mais aussi d’entendre enfin les témoignages de personnels dénonçant les mêmes pratiques partout
en France. Notamment en Bretagne…
“Nos moyens financiers sont faibles.”
publics- ou même des salaires exorbitants de certains chefs d’établissement. Que penser des subventions
publiques pour rénover des bâtiments appartenant à des instances religieuses ? Ou encore des diverses
malversations financières, népotiques, de nombreuses OGEC ?
“Par ailleurs, pour le moment, nous ne savons pas de quels moyens nous disposerons
pour les encadrer dans le privé.”
Alors que nos collègues du public dénoncent depuis un mois déjà les fermetures de postes, de classes,
d’établissements, ceux du privé ne connaissent toujours pas les éléments de la dotation horaire.
Le SGEC devra prochainement expliquer aux collègues, pourquoi 500 postes vont être supprimés,
alors que les DDEC, Formiris et autres administrations créées par et pour l’enseignement catholique
se servent largement des heures pourtant dédiées aux élèves. Et qui cette année encore, ne feront aucun
effort d’austérité.
“On a un taux de remplacement assez élevé, notamment à Paris, des absences de courte durée.
Cela s’explique par la souplesse liée à l’autonomie des chefs d’établissement
et par un état d’esprit de service ancré dans l’Enseignement catholique.”
Sans doute, mettre un enseignant à tout prix devant élèves est rendu possible parce qu’a été créé un
système d’embauche parallèle à celui du public. Rendue plus rapide, mais sans validation d’IPR.
C’est faire entrer des individus dans un emploi moins rémunéré, et instiller, à juste titre, qu’il faille plaire
à la direction pour y rester durablement. Qui de plus malléable qu’un(e) suppléant(e) ? Précarité
entretenue par une multitude de CDD de courte durée.
Quant aux pactes, si tant d’enseignants les ont signés, assurément que la paye principale ne suffit plus.
Que penser des pactes que le SGEC, dans son omnipotence, a autorisé les chefs d’établissement à signer
pour eux-mêmes, sans vergogne et sans élèves ?
“Il faut faire confiance à nos équipes pédagogiques, qui ont besoin de stabilité.”
Un élément de convergence. Seuls les moyens d’y parvenir diffèrent. Il est temps en effet de rénover
les statuts des directeurs des écoles sous contrat, en leur faisant passer un concours qui garantirait un
niveau de compétences et de respect des valeurs de la République. Des directeurs pour lesquels
le ludique ne saurait se substituer à la pédagogie, le “caractère propre” aux lois en vigueur, les évêques
aux rectorats, l'autorité arbitraire au respect des personnels.
“Dénonçant des « caricatures », il dit « rêver que tous les établissements soient visités
et contrôlés » pour « faire tomber la suspicion ». « Nous n’avons rien à cacher »”
Un autre point de convergence : nous aussi, nous le souhaitons, sincèrement, pour mettre fin aux
détournements et afin de laisser pleinement les enseignants, agents publics, exercer leur métier sans
contraintes managériales délétères. Quitte à déconventionner les établissements les plus récalcitrants
à s'aligner sur les attendus du "sous contrat avec l’État".
NB : Aucun des courriers du collectif adressés au SGEC et au Ministère de l’Éducation Nationale
n'ont reçu de réponses.

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