À Ploemeur, le licenciement du CPE plonge le collège Jean-Paul II dans la discorde

 

Le licenciement de Vincent Huby, CPE au collège Jean-Paul II à Ploemeur, sème le trouble dans l’établissement. La direction tente d’apaiser les tensions, mais certains enseignants, parents et élèves sont remontés.
Publié par Alice Gleizes le 25 mai 2023 à 20h22

À Ploemeur, le collège Jean-Paul II s’embourbe dans la discorde depuis que le responsable de vie scolaire (anciennement CPE), Vincent Huby, a été licencié pour « faute grave ». En fonction depuis 24 ans, il était très apprécié dans l’établissement. La décision disciplinaire de l’Ogec (Organisme de gestion de l’enseignement catholique) tombée mardi 23 mai 2023, déplaît fortement à certains enseignants et élèves. « L’ambiance au collège est catastrophique, soupire une parent d’élèves. Les jeunes le connaissaient bien. »

Mercredi matin, au lendemain de l’annonce, les élèves de troisième se pointaient en jogging - tenue strictement interdite dans l’établissement - en signe de protestation.

Du cyberharcèlement entre élèves

Le Ploemeurois est mis en cause suite à une affaire de cyberharcèlement entre élèves sur WhatsApp. « Il n’a pas réagi de manière adaptée », laisse seulement entendre, lors d’un point presse, Stéphane Gouraud, directeur diocésain de l’enseignement catholique. Si la procédure disciplinaire ne permet pas à la direction de l’établissement d’en dire davantage, ce dernier insinue néanmoins que l’alerte n’a pas été donnée en temps voulu : « Le premier adulte ayant connaissance d’une telle situation doit informer immédiatement la direction de l’établissement afin d’y donner une réponse rapide et efficace », et de rappeler que le personnel a suivi une formation en ce sens.

« L’ambiance au collège est catastrophique. Ils le connaissaient bien.
https://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/a-ploemeur-le-licenciement-du-cpe-plonge-le-college-jean-paul-ii-dans-la-discorde-25-05-2023-13344957.php?utm_content=link&utm_term=letelegramme&utm_campaign=facebook&utm_source=nonli&utm_medium=Social

L'article ici

La directrice, Lydie Le Bléïs, réunissait, jeudi, les enseignants pour tenter d’apaiser les tensions. Du côté des élèves, si elle est parvenue à calmer certains comportements, elle demeure inquiète. « Ils traînaient pour aller en classe, je les ai accompagnés. Je leur ai expliqué que oui, ce qui arrive à Vincent Huby est humainement difficile. Mais qu’ils ne peuvent faire grève comme bon leur semble. » Un rassemblement est prévu, ce vendredi matin, sur le parvis de l’établissement, porté par les enseignants, les parents et les élèves.

Commentaires

Anonyme a dit…
C'est surprenant avec quelle facilité un salarié OGEC est parfois licencié...étonnamment, ce n'est pas la même chose avec les chefs d'établissements, qui, malgré parfois des agissements largement répréhensibles par la loi, sont totalement protégés et restent en poste. Cela les encourage d'ailleurs à continuer à sévir, en toute impunité....une belle leçon de justice!

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