Alençon. Il a détourné 210 000 € des caisses de l’école Saint-François-de-Sales

 



 

Pendant huit ans, un ancien employé de l’organisme de gestion de l’enseignement catholique (Ogec) de l’établissement scolaire s’est octroyé une double rémunération.

Le public présent au tribunal correctionnel d’Alençon ce jeudi 21 mars est resté sur sa faim. Celles et ceux venus assister à l’audience opposant l’Ogec de l’établissement scolaire Saint-François-de-Sales d’Alençon à un ex-salarié, accusé d’avoir détourné 210 000 € en huit ans, a tourné court.

Une faille dans le système de paie

Sur demande de la partie civile, les débats se sont en effet déroulés dans un huis clos total. Une décision étonnante des juges car habituellement réservée aux affaires de mœurs.

Selon nos informations, l’homme, aujourd’hui retraité, s’est octroyé une rémunération fictive.

Il a semble-t-il profité de sa fonction comptable et d’une faille dans le système de paie pour se verser au nez à la barbe des commissaires aux comptes, 1 700 € mensuels en plus de son salaire de base. Le tout s’étalant sur une période de huit ans entre 2008 et 2016.

Reconnu coupable des faits reprochés et notamment d’abus de confiance, de faux et usage de faux, l’homme n’a pas expliqué ce qu’il avait fait de l’argent indûment perçu. Il a été condamné à une peine de deux ans de prison avec sursis. Le tribunal devrait statuer sur les intérêts civils et un remboursement du préjudice dans les prochaines semaines.

 

 

 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

«On ne sait pas ce que va devenir l’École» : une guerre de succession plonge l’École alsacienne dans la crise

43 ans au service de l'enseignement catholique. Suspendue par le rectorat de Versailles à un mois de la retraite, à la demande du directeur du Sacré Coeur

A Madame Laubignat, présidente de l'APEL seule association de parents d'élèves autorisée par l'enseignement catholique - cas Montrouge