Visite du pape : les élèves du privé seront-ils exemptés d’école ce vendredi ?
Le Secrétariat général de l’enseignement catholique (Sgec) propose aux établissements de « banaliser » la journée du vendredi 25 septembre, pour permettre aux élèves de travailler autour de la venue du pape. Mais que signifie exactement cette « journée banalisée » ? Les élèves doivent-ils venir en cours ? Que vont-ils faire pendant la journée ? Et pourquoi ça fait débat ?
D’où vient cette idée de journée banalisée ?
L’idée vient du Secrétariat général de l’enseignement catholique (Sgec), qui anime le réseau des établissements catholiques privés sous contrat. Le Sgec a proposé aux établissements de banaliser le vendredi 25 septembre, date de l’arrivée de Léon XIV en France, « en lieu et place » de la journée des communautés éducatives habituellement prévue le 9 décembre. Le Sgec présente cette journée comme une occasion de faire de la venue du pape un « temps éducatif ».
Les écoles privées sont-elles obligées de suivre ces recommandations ?
Dans une note adressée aux établissements, le Sgec indique que la journée banalisée « revêt un caractère obligatoire pour les élèves comme pour l’ensemble des enseignants et des personnels, au même titre que toute autre journée scolaire », selon les informations publiées par Libération. Sauf que le Sgec n’est pas l’autorité hiérarchique directe des établissements, et propose donc cette journée mais ne peut l’imposer. D’ailleurs, sur son site, le SGEC est plus mesuré , indiquant que les établissements peuvent décider de banaliser la journée. La décision concrète appartient donc à chaque établissement et à son chef d’établissement.
Qu’est-ce que les élèves vont étudier pendant cette journée ?
Le contenu dépendra des établissements, mais le Sgec a proposé différentes pistes pédagogiques. Dans le primaire, il suggère notamment de travailler autour de la paix, avec par exemple une fresque ou des colombes en papier, ainsi qu’une « découverte du Vatican et du rôle du pape » à partir du CP. Au collège et au lycée, les élèves pourront notamment travailler autour des prises de parole de Léon XIV et de thèmes associés à son message : paix, fraternité, solidarité, engagement, lutte contre le harcèlement ou encore intelligence artificielle. L’objectif affiché par le Sgec est de construire des activités pédagogiques autour de l’événement et des thèmes que l’Église souhaite mettre en avant.
Les élèves des écoles privées ont-ils le droit de rater les cours ce jour-là ?
Non. Si un établissement a décidé de banaliser le vendredi 25 septembre et maintient cette journée comme journée scolaire , les élèves sont normalement tenus d’y être présents. Une journée « banalisée » est une journée pendant laquelle l’emploi du temps habituel est modifié. Les cours ordinaires peuvent être remplacés par des activités, des projets, des rencontres mais la présence des profs et des élèves est obligatoire : ce n’est pas une journée où les familles peuvent décider librement de garder leur enfant à la maison.
Seront-ils obligés de participer à des activités religieuses ?
Non. Les établissements privés sous contrat doivent respecter la liberté de conscience. L’article L. 442-1 du Code de l’éducation prévoit que l’enseignement doit être dispensé « dans le respect total de la liberté de conscience ». Le ministère de l’Éducation nationale a également rappelé en 2025 que cette liberté implique que les élèves et les enseignants ne puissent pas être contraints de participer à des activités de nature religieuse ou idéologique. C’est précisément cette frontière entre identité catholique de l’établissement, enseignement sous contrat et liberté de conscience qui est au cœur de la polémique.
Seront-ils obligés de participer à des activités religieuses ?
Non. Les établissements privés sous contrat doivent respecter la liberté de conscience. L’article L. 442-1 du Code de l’éducation prévoit que l’enseignement doit être dispensé « dans le respect total de la liberté de conscience ». Le ministère de l’Éducation nationale a également rappelé en 2025 que cette liberté implique que les élèves et les enseignants ne puissent pas être contraints de participer à des activités de nature religieuse ou idéologique. C’est précisément cette frontière entre identité catholique de l’établissement, enseignement sous contrat et liberté de conscience qui est au cœur de la polémique.
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