Le directeur d’une école privée catholique jugé pour viol et agressions sexuelles sur une trentaine d’enfants
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Le directeur de l’école du Sacré-Cœur de Noyal-Muzillac, dans le Morbihan, est accusé de viols et d'agressions sexuelles sur une trentaine d’enfants âgés de six ans.
Une trentaine d’enfants pourraient avoir été victimes. Le directeur d’une école privée catholique doit être jugé à partir de jeudi 10 septembre devant la cour criminelle du Morbihan pour un viol et des agressions sexuelles sur une douzaine d’enfants.
En octobre 2023, de retour d’un voyage scolaire en Irlande, Jean-Patern Ars, directeur de l’école du Sacré-Cœur de Noyal-Muzillac (Morbihan), est mis en cause par plusieurs garçons qui dénoncent des attouchements sexuels. Il est interpellé dès le lendemain, avant d’être mis en examen et placé en détention provisoire le 11 octobre 2023.
Les enquêteurs découvrent lors d’une perquisition à son domicile « des milliers de fichiers à caractère pédopornographique » et sur l’une des vidéos enregistrées dans le vestiaire d’une piscine, apparaît un enfant pratiquant une fellation à l’enseignant.
Jean-Patern Ars, âgé de 32 ans, est accusé de viol sur un enfant, âgé de six ans au moment des faits, et d’agressions sexuelles sur une douzaine d’autres mineurs, tous de jeunes garçons, ainsi que de détention d’images pédopornographiques notamment pour avoir pris des photos d’élèves. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle.
« Risque de réitération »
« Il reconnaît majoritairement les faits » et compte « vraiment » répondre aux questions, a déclaré l’avocate de la défense Me Virginie Gagnard.
Me Karine Albanhac, avocate d’un enfant âgé de six ans au moment des faits, décrit « un jeune directeur qui avait su emporter la confiance de tout le monde ». La mère du jeune garçon est « en colère d’avoir été bernée » par le trentenaire et elle s’inquiète du « risque de réitération eu égard à son jeune âge ».
Me Élodie Brault, qui défend trois victimes et leurs parents, évoque aussi des familles qui « attendent des explications qu’elles n’auront pas forcément ».
Les avocats ne demandent pas le huis clos, selon Me Brault, « pour que ce soit su, pour éviter que ce genre de faits puissent recommencer » et pour que « les gens connaissent Monsieur Ars ».
Le verdict est attendu le 17 septembre.
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