Discours du pape Léon XIV à l’Élysée : "Il a également souligné que la laïcité ne consistait pas à exclure la religion de l'espace public."
Article Public Sénat
Publié le 25/09/2026 à 16h45
« La juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l’espace public »
Le pape, longuement applaudi à la fin de son discours, a assuré que « la France est très souvent au cœur de (sa) prière », lui « qui n’oublie pas ses origines familiales normandes et béarnaises » D’origine Française par sa mère qui était née au Havre avant d’émigrer aux Etats-Unis.
Sur le principe de laïcité et la neutralité de l’État, qui est au cœur de débats récurrents en France, notamment autour de l’enseignement privé sous contrat ou du port du voile, le pape a déclaré que « la juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l’espace public ». Une réponse du souverain pontife à la proposition du RN qui consiste à interdire le voile dans l’espace public. Il a, par ailleurs, jugé « urgent » le dialogue entre « des personnes de différentes appartenances culturelles et religieuses ».
La « véritable laïcité » n’exclut pas la dimension religieuse « mais sait au contraire en tirer parti comme d’une ressource éducative », a ajouté le pape américain. C’est pourquoi « l’école catholique a toute sa place dans le paysage éducatif d’un pays comme la France », a-t-il estimé alors que la notion de « caractère propre » de l’enseignement privé sous contrat qui scolarise plus de 2 millions d’élèves en France, est régulièrement questionnée.
En attendant son discours sur l’Europe prévu à Metz, lundi, le pape a estimé que la France avait « la vocation de demeurer un artisan infatigable de paix et de multilatéralisme », « face aux bruits de bottes et aux crises multiformes dans le monde ». « Je vous exhorte à ne jamais vous résigner à la perspective d’une guerre », a-t-il soutenu.
Il a conclu en rappelant les paroles d’Emmanuel Macron prononcées en 2018 devant la Conférence des évêques de France : « Une Eglise prétendant se désintéresser des questions temporelles n’irait pas au bout de sa vocation ; et un président de la République prétendant se désintéresser de l’Eglise et des catholiques manquerait à son devoir ».

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