Accusé de faits présumés de violence, un établissement scolaire privé se voit retirer une subvention par la région
Article France info
La région des Pays de la Loire a décidé en conseil permanent, ce vendredi 25 septembre, de retirer une subvention à l'établissement d'enseignement privé l'Espérance, situé dans la commune de Sainte-Cécile en Vendée. En janvier 2026, ce groupe scolaire sous contrat avait fait l'objet de d'accusations de racisme et de maltraitance.
Situé à mi-chemin entre Sainte-Cécile et Chantonnay, en Vendée, l'établissement d'enseignement privé L'Espérance se serait bien passé de cette nouvelle mise en lumière.
Entouré d'un parc d'environ 7 hectares en pleine campagne, l'établissement scolaire privé sous contrat regroupe une école primaire mixte, ainsi qu'un collège et un lycée de garçons.
Un "rétropédalage" salué par l'opposition
Ce vendredi 25 septembre, en conseil permanent, le conseil régional des Pays de la Loire a décidé de ne plus accorder la subvention facultative d'environ 35 600 euros. En effet, l'établissement scolaire a fait l'objet d'enquêtes pour des faits présumés de violence.
En janvier dernier, le magazine Cash Investigation avait diffusé les témoignages d'anciens élèves évoquant des faits de racisme et de maltraitance.
Dans l'attente des conclusions de l'enquête administrative du rectorat et de celle de la procureure de la République, la région a ainsi décidé de suspendre tout autre type d'aide à l'établissement. Elle ne maintient que les subventions obligatoires.
Une bonne nouvelle pour les groupes d'opposition "Le Printemps des Pays de la Loire" et "l'Écologie Ensemble". Ils se sont mobilisés pour cette suppression et expliquent que le sujet sur les violences dans les établissements scolaires doit être pris au sérieux.
"Les révélations avec Cash Investigation sur les pratiques dans le lycée Espérance de Sainte-Cécile ont choqué une grande partie de la société et nécessitent de prendre des mesures, déclare Lucie Etonoo, présidente du groupe "L'Écologie Ensemble". La subvention n'avait rien à faire dans le dossier et on est satisfait que la région ait reconnu son erreur et fait ce rétropédalage."
"L'action publique doit être intransigeante avec ces révélations, cette prise en compte de la parole des victimes, et ne pas subventionner qui ne respecterait pas les valeurs de la République."
Lucie Etonnoprésidente du groupe L'Écologie Ensemble
La politique vendéenne se félicite du retrait de cette subvention, du respect de la procédure en cours, ainsi que de la parole des victimes.
Contactée, la direction de l'Espérance n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet. Le département de la Vendée, lui, explique maintenir ses aides, comme pour l'ensemble des établissements sous contrat.

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