Dans cette école privée de Loire-Atlantique, deux plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs inquiètent les parents

 

Certains parents se questionnent sur le maintien de leur enfant dans l'établissement de Vertou © Radio France - Xavier Grumeau

Xavier Grumeau

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Au sein de l'école privée Saint-Martin-Saint-Joseph à Vertou, au moins deux enfants de maternelle ont été la cible d'agressions sexuelles, rapportent des parents. Deux plaintes ont été déposées et l'établissement se prépare à une réunion avec les parents d'élèves, ce lundi 24 août.

C'est une rentrée scolaire très tendue qui s'annonce à l'école privée catholique Saint-Martin - Saint-Joseph de Vertou, près de Nantes. Cet été, deux plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs ont été déposées. Les faits se sont déroulés en avril dernier, juste avant les vacances de printemps, selon des parents d'élèves.

Des agressions dans les toilettes

La première plainte, déposée le 5 juillet dernier, concerne des faits s'apparentant à des violences sexuelles sur un enfant de maternelle. L'agression s'est produite durant le temps de repas, lors d'un passage aux toilettes, rapportent des parents d'élèves. L'enquête de gendarmerie a été classée sans suite 10 jours plus tard par le parquet de Nantes.

Une nouvelle plainte a été déposée cette semaine. Avec le même mode opératoire, les parents d'élèves suspectent un homme de l'établissement d'avoir agressé sexuellement un enfant de moins de cinq ans, durant le temps de cantine.

Les parents désemparés avant la rentrée

D'après Stéphane, parent d'élève de l'établissement, l'école n'a jamais eu de cas comme celui-ci jusqu'à présent. Mais aujourd'hui, il s'inquiète pour son enfant : "On ne sait pas ce qu'il s'est passé et on veut des réponses pour éviter d'avoir la boule au ventre avant d'aller les chercher le soir."

Un groupe de conversation WhatsApp a été créé pour rassembler plus de 500 parents d'élèves et échanger. "Il y a une incompréhension de la part des parents, car on confie nos enfants à l'école", analyse Stéphane après avoir vu des parents désinscrire leurs enfants de l'établissement privé dès les premières accusations.

De son côté, Pierre s'interroge pour sa fille, alors que la rentrée de septembre approche. Il craint de la laisser "dans une école où elle peut potentiellement être agressée sexuellement lorsqu'elle va à la cantine". En particulier face à un manque de communication sur le quotidien des enfants, leur état d'esprit en classe et la manière dont se déroulent les repas du midi.

Une réunion avec l'équipe pédagogique

Si les deux pères "ne veulent pas rentrer dans une parano" et désigner un coupable, ils espèrent des réponses de l'établissement. Le référent pédagogique impliqué sera-t-il maintenu ? Quelles mesures de prévention pour protéger les enfants, notamment sur le temps de cantine ? La réunion prévue ce lundi 24 août s'annonce tendue. La direction diocésaine a indiqué à ICI Loire Océan qu'elle ne communiquerait pas avant cette réunion.


 

 

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