Quelles violences demain dans l’Education nationale ? / De grands Fracas. (0): ce fléau n'existe pas que dans le privé sous contrat...

 

 
 

Mais Faites taire ce ptit prof bon sang

Depuis 24 années plusieurs de mes supérieurs hiérarchiques successifs m’exposent à des violences qui dépassent l’acceptable. L’opacité institutionnelle, la dilution de responsabilité, l’esprit d’Omerta du « pas de vague » jouent à plein, et bien qu’ayant usé de tous les leviers d’action légaux, ces mauvaises habitudes ne sont toujours pas endiguées. 

Une partie de l’administration du rectorat de Lille a pris récemment plusieurs décisions ayant pour conséquence de m’atteindre directement en tant que lanceur d’alerte travaillant sur les violences systémiques faites aux salariés de l’Éducation nationale.
Ceci m’amène à rendre public le texte « De grands Fracas » dont j’ai arrêté la rédaction au 31 mars 2025, et qui n’a été jusqu’ici partagé qu’auprès d’une petite dizaine de personnes.
« De grands Fracas » n’évoque pas ma situation personnelle, mais dévoile des pratiques très violentes qui se développent au sein de l’institution scolaire depuis une trentaine d’années. Ce devait être à l’origine une courte tribune destinée à être proposée à l’équipe du Café pédagogique, pour publication sur leur site. L’intérêt que je porte aux questions du harcèlement hiérarchique et des abus de pouvoir dans le champ de l’École a amené à enrichir ce projet de tribune, qui est devenu il y a plus d’un an un texte de la taille d’un petit livre structuré en dix chapitres. Texte qui aidera je l’espère le maximum d’enseignants et autres salariés en butte à ces procédés et usages aussi violents que tabous. Des procédés et usages qu’aucun recteur d’académie, aucun ministre de l’Éducation nationale ne saurait cautionner, s’il en avait connaissance. 
Il suffirait que ces violences soient sues du plus grand nombre pour que là-haut, on les condamne fermement de façon officielle, et qu’elles reculent réellement sur le terrain. Élèves, parents d’élèves, étudiants, enseignants, et personnels encadrant ou accompagnant le travail des uns ou des autres, tous en tireraient le plus grand bénéfice.

Pierre-André Dionnet, le 13 juin 2026.

Commentaires

Anonyme a dit…
J’ai connu ça, et quand la violence devient insupportable et que l’établissement est au bord de l’explosion , on signe une petite rupture conventionnelle au directeur, puis on le recase ailleurs où il continuera à faire souffrir d’autres personnes …. L’établissement quant à lui mettra des années à se remettre de ce management toxique

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