Au lycée Sainte‐Marie des Champs, des enseignants dénoncent le « management toxique » de leur cheffe d’établissement
Publié le
Modifié le
Dans ce lycée privé toulousain, une fronde d’enseignants met en cause l'attitude autoritaire d’une directrice arrivée depuis peu. Elle a déjà été condamnée à verser des dommages et intérêts en réparation du préjudice moral causé à une professeure dans un autre établissement.
L'équipe enseignante conteste le management autoritaire de la proviseure de cet établissement privé de la Côte pavée. Photo Facebook.
Quand on est sorti de cette réunion, on ne s’est pas dit un mot. On était sidérés », se remémore Céline Bazin. Ce 4 avril 2026, cette enseignante au lycée Sainte‐Marie des Champs, à Toulouse, est convoquée par sa cheffe d’établissement, Laure Chartier, en compagnie de trois autres collègues de lettres, le temps d’une récréation. Les enseignants responsables des différents niveaux (seconde, première, terminale) sont également présents.
Pour la deuxième année consécutive, un différend oppose la cheffe d’établissement et l’équipe de lettres de première. Ils veulent banaliser la matinée précédant l’épreuve écrite du bac blanc de français, c’est‐à‐dire ne pas faire cours. Elle ne veut pas. Quelques jours plus tôt, les enseignants ont adressé un courrier à leur inspecteur pédagogique afin de sortir de cette « impasse ». L’initiative a été mal reçue par Laure Chartier.
« Elle s’est mise à vociférer, elle était particulièrement agressive
et vulgaire. Elle nous a qualifiés “d’équipe déloyale”, accusés de
“planter des poignards dans le dos” ou encore de “remuer la merde”»,
rapporte un des enseignants, qui souhaite rester anonyme. Céline Bazin,
par ailleurs déléguée syndicale CGT‐enseignement privé (CGT‐EP), est
particulièrement visée et qualifiée de « traître ». Elle a porté plainte
le 18 juin pour « discrimination syndicale » et « harcèlement ». Un
autre des quatre enseignants présents ce jour‐là a également déposé une
main courante à la suite de cette convocation.
Rupture de confiance et sentiment d’insécurité
Depuis, ce lycée catholique huppé de la Côte Pavée, qui accueille chaque année environ 800 élèves...
Suite réservée aux abonnés

Commentaires