« L’un de nos seuls avantages » : les profs du privé manifestent contre la suppression de la prévoyance

 Répondant à un appel national de leurs quatre principaux syndicats, des professeurs d’établissements privés ont manifesté, ce mercredi 27 mai 2026, devant la direction de l’enseignement catholique de Loire-Atlantique, à Nantes. Ils étaient une cinquantaine pour défendre leur régime de prévoyance, mis en place pour les protéger des accidents de la vie.

 

Article Ouest France

Margot Sanhes
Publié le

 

Microphone à la main, le professeur de philosophie Nicolas Poirot s’insurge. L’enseignant au lycée privé Saint-Stanislas de Nantes (Loire-Atlantique), aussi vice-président du Snec-CFTC 44, lit à ses collègues le communiqué écrit par l’intersyndicale.

Ce mercredi 27 mai, ils sont une cinquantaine à être venus manifester devant la direction de l’enseignement catholique de Loire-Atlantique, répondant à l’appel national de la Fep-CFDT, Spelc, Snec-CFTC et CGT-EP.

« Une remise en cause de nos droits fondamentaux »

Tous sont venus défendre leur régime de prévoyance. Mis en place en 1978, ce système permet de protéger les enseignants du privé des accidents de la vie en leur garantissant des revenus en cas de maladie, d’invalidité ou de décès. C’est l’un des seuls avantages que nous avons sur nos collègues du public, assure Nicolas Poirot.

Lire aussi : « Une classe, ce n’est pas un chiffre dans un tableau Excel » : public et privé unis contre les fermetures de classes

La prévoyance est actuellement financée par les 145 000 enseignants du privé, et par les organismes de gestion de l’enseignement catholique (Ogec).

Aujourd’hui, la fédération nationale des Ogec remet en question ce système et projette de le faire disparaître après le 31 décembre 2026. Pour Nicolas Poirot, comme pour ses collègues manifestants, pas de doute : C’est une remise en cause de nos droits fondamentaux !

 

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