"Superficiel", "Apathique" : lors de son procès pour le meurtre d’Agnès Lassalle, le lycéen accusé aurait affiché une attitude surprenante
(Getty Images)
Un drame qui a marqué la France. Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, professeure d’espagnol qui enseignait depuis plus de 25 ans au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d’Aquin, à Saint-Jean-de-Luz, a été tuée. Pour rappel, la femme de 53 ans avait été victime d’un coup de couteau à la poitrine porté aux alentours de 9h45 par un élève âgé de 16 ans au moment des faits. Selon les témoins de la scène, le lycéen aurait verrouillé la porte de la salle de classe avant de s’approcher d’Agnès Lassalle et de la frapper au niveau du cœur avec un couteau de cuisine "d’un coup sec". Ce mardi 21 avril 2026, soit plus de trois ans après le drame, le procès du lycéen accusé de l’assassinat de l’enseignante a débuté devant la cour d’assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques, à Pau.
L’ouverture du procès a été marquée par une attitude très surprenante de la part de l’accusé. Comme l’ont révélé les avocats de la partie civile, relayés par le média Sud-Ouest ce mardi 21 avril 2026, le jeune homme de 19 ans a montré "un criant manque d’empathie". "Il n’a pas versé une larme, s’est montré apathique, incapable de formuler le moindre mot sur Agnès Lassalle", a expliqué Me Sébastien Binet, un des avocats de Stéphane Voirin, l’ex-compagnon de l’enseignante. "[L’accusé] s’exprime très bien, il a une intelligence et une vraie éducation. Mais on ne sait pas vraiment qui il est", a ajouté Me France Deiss-Rabbé, l’autre avocate de la partie civile, précisant que le jeune homme semblait "très superficiel".
Meurtre d’Agnès Lassalle : le père de l’accusé était "effondré"
À l’inverse, les proches du jeune homme, qui étaient également présents lors de l’ouverture de son procès, avaient une attitude complètement différente. "Ses parents, très émus, étaient en contradiction avec l’attitude qu’a eue l’accusé", a poursuivi Me France Deiss-Rabbé. Une impression que son confrère, Me Sébastien Binet, a également partagée. "Le père était effondré de la douleur que son fils avait pu provoquer et on aurait aimé que l’enfant ait les mêmes mots", a-t-il assuré, avant de conclure : "Il dit que le fils dont il rêvait et l’avenir qu’il dessinait pour lui étaient morts."

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