L'ex-directeur d'école de Noyal-Muzillac, accusé de viol et d'agressions sexuelles, reste en prison jusqu'à son procès en septembre 2026

 


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 La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes a ordonné vendredi 3 avril 2026 la "prolongation exceptionnelle" de la détention provisoire de l'ancien directeur de l'école primaire catholique de Noyal-Muzillac (Morbihan) qui sera jugé en septembre 2026 pour un "viol" et des "agressions sexuelles" sur des élèves.

L'ex directeur d'école avait été mis en examen et placé en détention provisoire en octobre 2023, après que plusieurs élèves de l'école primaire privée Sacré-Cœur avaient révélé des "attouchements" au cours d'activités qu'il avait lui-même organisées durant un "voyage scolaire" à l'étranger. De nombreuses "images à caractère pédopornographique" avaient également été retrouvées sur le téléphone et l'ordinateur de cet homme de 31 ans qui dirigeait l'établissement depuis septembre 2021, a-t-il été précisé à l'audience. 

Le trentenaire - qui a reconnu l'intégralité des faits au cours de l'enquête, à l'exception des "jeux" sexuels qu'il aurait organisés contre "rémunération" - comparaîtra pour ces faits devant la cour criminelle départementale (CCD) du Morbihan du 10 au 18 septembre 2026, a indiqué l'avocate générale ce jeudi 2 avril 2026 à l'audience.

Sa détention provisoire devait légalement prendre fin le 20 avril 2026

Mais sa détention provisoire doit légalement prendre fin le 20 avril 2026 : le parquet général avait donc saisi la chambre de l'instruction d'une demande de "prolongation exceptionnelle" de cette incarcération pour "six mois", afin que le prévenu comparaisse détenu à son procès.

"Engorgement exceptionnel des juridictions criminelles"

"L'engorgement exceptionnel des juridictions criminelles" du Morbihan n'a effectivement pas permis de juger l'affaire dans les délais prévus par la loi, a convenu l'avocate générale. Mais la détention provisoire est "absolument nécessaire" au regard du "nombre conséquent de jeunes victimes qui restent fragiles" et du "risque de réitération des faits vu le nombre et le type d'agissements", a justifié la représentante du parquet général.

Une "simple interdiction professionnelle" ne "suffirait pas", en a-t-elle déduit, d'autant plus qu'un "risque de trouble à l'ordre public" en cas de remise en liberté est "aussi à prendre en compte".

"J'ai bien pris conscience du mal que j'ai fait"

"Je ne demande pas à sortir de prison car j'ai bien pris conscience du mal que j'ai fait", a assuré l'ex directeur d'école, qui n'était pas assisté par un avocat lors de l'audience. Le trentenaire n'a d'ailleurs "pas envie" de "recommencer à zéro" le "travail" et le "suivi psychologique" dont il bénéficie en détention : "surtout que je vais retourner en prison dans six mois, il n'y a pas de surprise là-dessus", a-t-il admis. Ce vendredi, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes s'est donc rangée à l'avis général en prolongeant sa détention jusqu'au 20 octobre 2026.

 

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