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Violences sexuelles sur des mineurs à l'école Sainte-Marguerite : "on va trouver une solution pour que l'agent ne revienne pas"

Ce jeudi après-midi, une réunion s'est tenue entre 25 parents d'élèves et la direction de l'école Sainte-Marguerite à Saint-Benoît. Des mesures prochaines ont été promises par la direction pour écarter pour de bon l'agent accusé de violences sexuelles sur plusieurs mineurs. Les parents ne sont pas rassurés pour autant.

Par  Johanne Chung To Sang Marie-Ange Frassati Antoine Garnier


ls étaient environ 25 parents d'élèves devant l'école privée catholique Sainte-Marguerite de Saint-Benoît, impatients de participer à cette réunion convoquée par la direction de l'établissement ce jeudi 26 février 2026.

Impatients d'une part, mais surtout en colère face à la réintégration du jardinier de l'école visé par plusieurs plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs. Les faits se seraient déroulés au mois de novembre dernier. Au moins 11 plaintes auraient été déposées.

Le reportage de Réunion La 1ère :  Ici

Des horaires aménagés qui ne conviennent pas aux parents

Mercredi, la direction de l'établissement confirmait que l'agent incriminé avait fait son retour au travail, mais à des horaires aménagés, à savoir lorsque les enfants ne sont pas présents.

"C'était déjà censé être le cas avant (...) on a aucune certitude que cette promesse de non-contact avec les enfants sera tenue", oppose la mère d'une enfant qui dit avoir été victime de ces violences sexuelles.

La présomption d'innocence ? "Pas suffisant"

L'argument de la présomption d'innocence de l'agent le temps de l'enquête, évoqué aussi par la direction, ne tient pas selon cette maman interrogée. "Ce n'est pas suffisant pour nous dans la mesure où il s'agit de mineurs de classes différentes, qui ont témoigné des mêmes actes d'attouchements à leur égard. A mon sens, la protection et la sécurité de nos enfants prévalent sur tout", insiste-t-elle.

"On demande juste la suspension de ce personnel pour la sécurité de nos enfants", martelait une autre maman présente à la réunion de ce jeudi après-midi.

La direction tente de trouver une solution

Lors de cette rencontre justement, la direction de l'établissement a souhaité apaiser les tensions, et s'est affichée en présence d'une avocate employée à "trouver une solution pour que le salarié ne soit plus sur site".

« Il ne remettra plus les pieds dans l'établissement, on va tout faire pour trouver une solution pour qu'il ne revienne pas. »

Laurenda Permacaoindin, directrice de l'école Sainte-Marguerite

Pour l'instant, l'Ogec, les autorités religieuses et la direction de l'établissement indiquent tout faire pour agir dans le cadre de la loi, mais souhaitent éviter le passage aux Prud'hommes. L'agent incriminé avait déjà refusé une rupture conventionnelle dans le passé, informe la direction.

Des mesures avant la fin des vacances scolaires

Bien que présent lundi et mardi, l'agent ne s'est pas présenté ce jeudi, et ne viendra pas vendredi, assure Laurenda Permacaoindin, la directrice de l'école Sainte-Marguerite. Puis, ce seront les vacances scolaires, temps qui ne sera pas de trop pour définir ce qu'il doit advenir de celui qui est désormais indésirable.

Malgré tout, au sortir de cette réunion, un parent, Paul-André, n'est pas rassuré par cette "réunion nécessaire". Car aucune décision concrète ne leur a été donnée. "Ils nous ont affirmé qu'ils prendraient les mesures nécessaires et qu'ils reviendraient vers nous avant la rentrée", achève ce papa inquiet.

La direction appelée à s'appuyer sur les textes existants

Ce qui achève d'agacer ces parents, c'est l'existence de textes qui pourraient être appliqués dans ces situations, faisant prévaloir l'intérêt des enfants. Une maman évoque par exemple la circulaire relative aux violences sexuelles dans l'Education, qui "incite les autorités éducatives à prendre sans délai une mesure de suspension compensatoire pour tout agent mis en cause pour violences sexuelles dans l'école".

Cette même mère rappelle aussi les responsabilités de l'Ogec, organisme de gestion de l'enseignement catholique, qui emploie le jardinier incriminé, à savoir "prévenir tout risque potentiel (...) par un changement d'affectation et un éloignement temporaire sans même que la faute soit prouvée".

Par  Johanne Chung To Sang Marie-Ange Frassati Antoine Garnier


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