J+11 “C’est vraiment pas juste !”
Calendrier de l’Avent J+11 “C’est vraiment pas juste !”
Aujourd’hui, derrière la 11ᵉ fenêtre : un petit mot pour dire combien c’est “pas juste”… enfin, surtout pour l’enseignement catholique.
Après plusieurs décennies d'enseignement sous contrat en roue libre, l’État daigne enfin vérifier quelque chose d’incroyable : la bonne utilisation des fonds publics. Oui, vous avez bien lu : des contrôles pour savoir si l’argent public est dépensé à ce qui est prévu !
Selon le rapport de la Cour des comptes de juin 2022, qui a indiqué ne pas savoir à quoi était utilisé l'argent accordé au sous contrat, puis le rapport de la commission parlementaire Vannier/Weissberg, il y a eu… 1 contrôle tous les 7 500 ans. Terrifiant, non ?
Et là, catastrophe : Guillaume Prévost et l’enseignement catholique découvrent que finalement, ça regarde de trop près, et s’exclament : “Contrôles abusifs ! À charge !” Les chefs d’établissement seraient victimes… des contrôles. Quelle tragédie !
Pendant ce temps, les alertes sur les maltraitances, le stress et le management toxique envers les personnels, elles, restent sous le tapis, et aucune protection n’est offerte aux victimes.
Et pour couronner le tout : le grand classique :
“Retour de la guerre scolaire !”
Tellement pratique pour fermer la porte et ne jamais regarder les abus
dans le privé.
Nouvelle intox du SGEC ? Dont le secrétaire réclame plus d'argent encore, pour "les écoles rurales" et "accueillir les pauvres" ?En priant à chaque début de cours ?
Et pendant que certains s’indignent des contrôles, on entend au Caousou de Toulouse une bonne sœur déclarer que “l’Éducation nationale est l’ennemi”.
Étrange… Parce que vu d’ici, on pourrait surtout se demander si ce n’est pas le SGEC qui se comporte en adversaire, toujours prompt à réclamer, se victimiser jamais pressé d’assumer.
À force de vouloir le beurre, l’argent du beurre et le reste, on oublie qu’un contrat avec l’État comporte aussi des obligations. Pas seulement des subventions.

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