Un professeur du collège St François-Xavier d'Ustaritz jugé pour atteintes et harcèlement sexuels sur quatre collègues

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INFO ICI PAYS BASQUE - Un enseignant du collège Saint-François-Xavier d'Ustaritz, est renvoyé devant la justice pour atteintes et harcèlement sexuel sur quatre de ses collègues féminines. Il reconnaît partiellement les faits. Le procès devant le tribunal de Bayonne aura lieu le 9 décembre.
Un professeur de mathématiques du collège privé catholique Saint-François-Xavier d'Ustaritz, au Pays Basque, va devoir s'expliquer devant le tribunal correctionnel de Bayonne le 9 décembre prochain, pour une série de délits présumés commis à l'encontre de quatre enseignantes du même établissement scolaire.
Le prévenu, âgé de 54 ans, est poursuivi pour "atteintes sexuelles" sur une collègue de travail, "harcèlement sexuel" sur trois enseignantes et "extractions frauduleuses de données" sur trois des victimes. Elles se sont toutes constituées partie civile. Les faits reprochés se seraient déroulés entre 2019 et 2024.
"Il reconnaît que cela n'était pas approprié"
L'enquête de gendarmerie, débutée en septembre 2024, a mis au jour le comportement du professeur vis-à-vis de certaines de ses collègues féminines. Ce sont des propos déplacés et répétés auprès de quatre victimes qui lui sont reprochés. Elles se sont confiées à la directrice de l'établissement. La directrice, Pantxika Lopepe, les a alors "encouragé à déposer plainte". "J'ai ensuite alerté le diocèse et l'employeur, à savoir le rectorat", précise-t-elle. Marié et père de deux enfants, le professeur de maths a été suspendu à titre conservatoire par l'éducation nationale, lui qui enseignait depuis de nombreuses années.
"Il reconnaît que cela n'était pas approprié", indique son avocat, Me Vincent Faget, auprès d'ICI Pays Basque. "Toutes les conversations tournaient autour du sexe", rajoute une autre source proche du dossier. Il aurait même tenté d'embrasser l'une d'elles selon les conclusions de l'enquête. Un acte qui justifie les poursuites pour "atteintes sexuelles", mais qu'il "conteste fermement" précise Me Faget.
Transformation des photos
"Dès sa sortie de garde à vue, il a été suivi par un psychologue", rajoute son avocat qui va le défendre devant le tribunal judiciaire de Bayonne. Ce jour-là, l'enseignant devra aussi donner des explications sur le "vol de données" dont il est suspecté. En clair, il se faisait prêter par ses consœurs féminines leurs clés USB ou leurs disques durs et, sous prétexte de les réparer, il dérobait des photos. Puis, grâce à un logiciel spécialisé, l'homme dénudait les images de ses collègues. Des photos trafiquées qui ont été saisies par les enquêteurs. Dans cette affaire, aucun des élèves du collège n'a été agressé par le prévenu.
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