Le plafond d'une classe de CP s'écroule à Rochefort-du-Gard : "On a évité une catastrophe"

Le plafond d'une classe de CP de l'école Pie-XII, est récemment tombé, alors que les écoliers étaient à la cantine. Les parents d'élèves sont inquiets. 

Ce n’est pas le ciel mais bien le plafond de leur salle de classe qui a bien failli leur tomber sur la tête. Et cet accident aurait pu être dramatique. Alors qu’une vingtaine d’écoliers en classe de CP de l’école privée Pie-XII, à Rochefort-du-Gard, étaient en train de déjeuner pendant la pause cantine, vendredi 21 novembre, des poutres en bois de la structure de la charpente du toit seraient tombées engendrant dans leur chute la structure métallique du plafond, qui s’est écroulé à son tour.

"Dieu merci, il n’y avait personne en dessous. Le plafond était au sol. On a évité une catastrophe", confie une mère d’élève, inquiète. Selon la maman, la petite école "familiale" du XVIIe siècle, inaugurée en 1961, en plein centre bourg serait "très vieille". D’autres parents d’élèves se sont dits outrés de cette situation.

Des dalles déjà tombées du plafond

Pour assurer la continuité de l’enseignement, "la mairie a mis à disposition une salle de manière provisoire pour accueillir les élèves", relate un parent d’élève. Et cet incident en rappelle un autre, survenu dans la partie maternelle de l’établissement scolaire, confirme un autre parent. "L’été dernier, une fuite d’eau avait déjà fragilisé le plafond et avait fait tomber des dalles." Un événement à l’époque "passé sous silence", regrettent les parents d’élèves.

"Rien n’a depuis été fait, la preuve, s’agace une maman. Il aurait été judicieux de faire vérifier l’état du bâtiment." Selon ce même parent d’élève, "on a été avisé de la situation par téléphone pour qu’on récupère nos enfants. On déplore l’absence d’information sur les mesures prises et celles à venir. Aucune réunion d’information pour nous rassurer n’a été proposée par la direction de l’école." Malgré les multiples demandes des parents de l’école, qui expliquent que leurs enfants sont "marqués", "traumatisés", "aucune cellule psychologique n’a été mise en place. La directrice n’a pas l’air de prendre les choses à bras-le-corps."

 Contactée, la Direction diocésaine enseignement catholique (DDEC) du Gard, l’organisme en charge de la gestion de l’école rochefortaise, n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations. De leur côté, les parents, craignent une éventuelle "fermeture d’école" pour cause de "vétusté". "Une commission de sécurité va-t-elle venir ? On n’en sait rien…

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