Éducation à la vie sexuelle et affective : inquiétude autour de l'intervention d'une association non agréée dans un collège privé sous contrat à Pau
L’association Cycloshow-XY doit intervenir les 4 et 5 décembre prochains auprès d’élèves de 5ᵉ du collège.
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Dans le collège privé sous contrat Saint-Dominique à Pau (Pyrénées-Atlantiques), des syndicats de l'enseignement privé et des parents d'élèves s'inquiètent auprès d'ICI Béarn Bigorre (ex France Bleu)(Nouvelle fenêtre), mercredi 26 novembre, de l'intervention prochaine d'une association non agréée par l'Education nationale dans le cadre des nouveaux programmes sur l'éducation à la vie sexuelle et affective (Evars).
L’association Cycloshow-XY doit intervenir les 4 et 5 décembre prochains auprès d’élèves de 5ᵉ du collège. Cycloshow-XY a été fondée par le Dr Elisabeth Raith-Paula, une militante anti-IVG allemande qui prône la "contraception naturelle". Auprès de France 3 en mars dernier, l'association assurait pourtant qu'aucun contenu anti-IVG n'était prodigué dans ses ateliers.
"Un discours qui contrevient aux valeurs de la République"
"C’est une association non agréée qui intervient sur un temps scolaire et en contradiction avec les programmes Evars et en tenant un discours qui contrevient aux valeurs de la République", dénonce, auprès d'ICI Béarn Bigorre, Alexis Guitton, secrétaire national de la FEP-CFDT. Selon lui, "c'est une association confessionnelle qui intervient sur du temps de cours, donc sur le service public d’éducation. Ce n’est pas conforme", dit-il, rappelant que le droit à l’IVG est désormais inscrit dans la Constitution.
Le secrétaire général du Snep-Unsa, Franck Pécot ajoute au micro d'ICI Béarn Bigorre que "ce n’est pas la place d’une association confessionnelle. Dans le service public d’éducation, c’est le message de la République qui doit être transmis, pas celui de l’Église".
"Le ministère recommande que ces intervenants soient agréés"
Le site Eduscol, le portail national d'information et d'accompagnement des professionnels de l'éducation, rappelle que les associations intervenant dans le cadre de l’Evars doivent être "dûment reconnues et agréées", mais le rectorat de Bordeaux précise à ICI Béarn Bigorre que "le ministère recommande que ces intervenants soient agréés soit au niveau national soit au niveau académique, sans que cet agrément ne constitue une obligation pour les établissements d’enseignement privés". S'il y avait un changement de doctrine, les syndicats enseignants assurent ne pas en avoir été informés et dénoncent "une entorse majeure au contrat d’association à l’enseignement public passé avec l’État".
Les nouveaux programmes à l'éducation à la vie sexuelle et affective, entrés en vigueur à la rentrée, imposent trois séances par an au collège et au lycée, dans le public comme dans le privé. Selon le ministère, ces enseignements visent à "promouvoir des relations respectueuses et l’égalité de considération et de dignité entre les femmes et les hommes" et à contribuer "à la prévention du harcèlement, à la lutte contre les discriminations et toutes les formes de violence".

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