Dordogne : l'abbé Martial relevé de ses fonctions par l'Église après avoir agressé sexuellement un enfant à Bergerac

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L'évêché de Périgueux annonce que l'abbé Martial vient d'être relevé de tout ministère public après une agression sexuelle commise il y a 55 ans à Bergerac au collège Saint-Front.

L'abbé François Martial n'est plus abbé, l'Église l'a relevé officiellement de toutes ses fonctions ecclésiastiques, ce vendredi 21 novembre. L'homme de 84 ans, figure bien connue en Dordogne, est mis en cause pour avoir agressé sexuellement un enfant il y a 55 ans, dans un collège catholique de Bergerac.

Les paroissiens de l'église Saint-Jacques-en-Bergeracois présents à la messe du dimanche 23 novembre ont été informés de cette agression et de cette décision. L'abbé Martial est très connu dans le secteur non seulement comme ecclésiastique, mais aussi comme président de l'Association Wip qui organisait notamment des concerts au centre Michel Manet ou à la foire-expo de Bergerac. Il y a fait venir Michel Delpech, ou encore Dick Rivers.

Une agression au collège Saint-Front à Bergerac

L'agression est connue par l'Église depuis 2018. Cette année-là, l'abbé Martial avoue l'agression sexuelle face à l'évêque de Périgueux et de Sarlat, Monseigneur Mousset qui signale les faits au procureur de la République. La victime à l'époque ne souhaite pas porter plainte. Le procureur de la République classe sans suite ce signalement, car les faits qui se sont déroulés à l'époque 48 ans auparavant et sont donc prescrits par la loi (le délai pour une agression sexuelle aggravée est de 20 ans).

L'agression a été commise lors de l'année 1970 au moment où l'abbé Martial exerçait au collège Saint-Front de Bergerac. Selon les informations d'ICI Périgord, il a agressé un élève de moins de 15 ans, dans l'enceinte de l'établissement. La victime est décédée, selon l'évêché.

L'abbé Martial écarté depuis 2018

Depuis 2018, l'abbé est relevé oralement par l'évêque de ses fonctions, il n'officiait plus à la messe, n'avait plus de charge de paroisse, mais il intervenait parfois dans des maisons de retraites.

Sept ans plus tard, après l'action de la justice, l'Église a décidé de le relever de toutes ses fonctions, car une procédure canonique est actuellement en cours, menée par le dicastère pour la Doctrine de la Foi à Rome. Cette procédure de l'Église pourrait conduire à un procès canonique.

"Reconnaître la souffrance"

Dans un communiqué, l'évêché écrit "que si les faits sont très anciens, il est nécessaire de reconnaître la souffrance qu'ils ont causée et d'être en vérité. Le travail de justice de l'Église pourra y participer" et que "l'abbé Martial le souhaite aussi".

L'évêché rappelle qu'une cellule d'écoute existe dans le diocèse pour entendre les victimes : parolesdevictimes.eglise24@orange.fr

 

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