A Nantes, l’ex-dirlo de Saint-Stan rattrapé par une plainte
Publié le
Par
Emmanuel Savoye
et Louise Colvert
La partie de Cluedo continue à
l'institution catholique Saint-Stanislas de Nantes. Nouveau suspect :
monsieur Pervenche, chef de cet établissement privé durant plus de vingt
ans, mis en cause dans une plainte de la part d'un ancien élève. Lequel
s’est fait virer après avoir dénoncé des viols commis par deux abbés.
Après Bétharram et Riaumont, le collège et lycée catholique nantais Saint-Stanislas, dit "Saint-Stan", a vu, à la suite de l'appel à témoignages lacé par le diocèse, près de 60 victimes se manifester. Au moins onze religieux et six laïques ayant exercé entre 1958 et 2009 sont mis en cause. La plupart sont aujourd'hui décédés. Le parquet de Nantes, en parallèle, a reçu 55 courriers concernant "des faits exclusivement d'ordre sexuel". Dominique Pervenche, directeur du lycée de 1976 à 1999, prétend n'avoir "jamais eu d'échos" d'abus sexuels y ayant été commis ("Presse Océan", 29/8). Pourtant, sans l'accuser de ces violences, une plainte le met en cause.
Ephémère député RPR (1980-1981), puis adjoint à la culture à la mairie de Nantes (1983-1989), Pervenche est ainsi cité dans cette plainte déposée le 23 septembre par Thierry Jaumouillé, un ancien élève de Saint-Stan. Ce dernier raconte avoir été victime d'agressions sexuelles répétées de la part d'autres élèves, "en dessous de la fenêtre du directeur". Lequel a fini par le convoquer. L'ex-élève dénonce dans sa plainte une posture et des propos équivoques du dirlo ce jour-là. Surtout, il affirme que la découverte par Pervenche d'un journal parodique dans lequel il dénonçait des viols commis par les abbés Lechat et Lefort -Viols qui, depuis, ont été reconnus par le diocèse -lui a valu d'être exclu du lycée en 1982.
Pervenche, qui, en 1985, a fondé un festival international de chœurs d'enfants, travaillait avec un certain Denis Dupays, alors chef de chœur à l'Opéra de Nantes. La même année, ce dernier commet des agressions sexuelles sur un choriste de 12 ans. Après qu'une prof de musique de Saint-Stan s'est présentée chez eux afin de les dissuader d'agir, les parents ont dû menacer de porter plainte pour que Pervenche se décide à écarter Dupays, lequel est poursuivi pour un viol sur mineur commis en 1993, lorsqu'il dirigeait la maîtrise de Radio France.
Pervenche, lu, a quitté la direction du lycée au printemps 1999. A la suite de signalements de parents, affirment plusieurs sources concordantes. A cause d'une "mauvais gestion" et de plusieurs "pétitions à son encontre", assure le diocèse au "Canard". Reconverti dans la confection, notamment de culottes pour sex-shops, l'intéressé, malgré plusieurs relances, n'a pas répondu aux sollicitations du Palmipède.
Un silence culotté.
Louis Colvert et Emmanuel Savoye
Ephémère député RPR (1980-1981), puis adjoint à la culture à la mairie de Nantes (1983-1989), Pervenche est ainsi cité dans cette plainte déposée le 23 septembre par Thierry Jaumouillé, un ancien élève de Saint-Stan. Ce dernier raconte avoir été victime d'agressions sexuelles répétées de la part d'autres élèves, "en dessous de la fenêtre du directeur". Lequel a fini par le convoquer. L'ex-élève dénonce dans sa plainte une posture et des propos équivoques du dirlo ce jour-là. Surtout, il affirme que la découverte par Pervenche d'un journal parodique dans lequel il dénonçait des viols commis par les abbés Lechat et Lefort -Viols qui, depuis, ont été reconnus par le diocèse -lui a valu d'être exclu du lycée en 1982.
Pervenche, qui, en 1985, a fondé un festival international de chœurs d'enfants, travaillait avec un certain Denis Dupays, alors chef de chœur à l'Opéra de Nantes. La même année, ce dernier commet des agressions sexuelles sur un choriste de 12 ans. Après qu'une prof de musique de Saint-Stan s'est présentée chez eux afin de les dissuader d'agir, les parents ont dû menacer de porter plainte pour que Pervenche se décide à écarter Dupays, lequel est poursuivi pour un viol sur mineur commis en 1993, lorsqu'il dirigeait la maîtrise de Radio France.
Pervenche, lu, a quitté la direction du lycée au printemps 1999. A la suite de signalements de parents, affirment plusieurs sources concordantes. A cause d'une "mauvais gestion" et de plusieurs "pétitions à son encontre", assure le diocèse au "Canard". Reconverti dans la confection, notamment de culottes pour sex-shops, l'intéressé, malgré plusieurs relances, n'a pas répondu aux sollicitations du Palmipède.
Un silence culotté.
Louis Colvert et Emmanuel Savoye

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