Réponse du Défenseur des droits - INSTITUTION JEANNE D ARC DE MONTROUGE (92)
Décision du Défenseur des droits, cliquez ici
Défenseur des droits :
Conclut à une atteinte injustifiée à la liberté de conscience des élèves scolarisés au sein de cette institution, au principe d’égalité entre les filles et les garçons découlant des valeurs de la République, au principe de non-discrimination fondée sur l’apparence physique rapportée au sexe ainsi qu’au droit à la protection du respect à la vie privée et à l’intérêt supérieur de certains élèves

Depuis l'arrivée de la chef d'établissement en 2018, rien ne va plus. Nombreux départs de personnel pour se protéger, plusieurs démissions et licenciements, témoignages de souffrance voire de harcèlement qui s’accumulent, signalements de l'inspection du travail, mise en demeure de l'Inspection du travail sur les risques psycho sociaux, enquête par un cabinet extérieur donnant lieu à un rapport accablant, 4 articles de presse au niveau local et la mention de l'établissement dans plusieurs articles au niveau national, mentions éloquentes dans l'enquête de M. da Silva ("Quand les écoles privées religieuses font leur loi" Robert Laffont - 2025), 3 condamnations aux prud'hommes pour licenciement abusif et désormais, cette décision du Défenseur des droits…
Malgré tous ces éléments qui devraient alarmer, la cheffe d’établissement reste en poste, comme si de rien n’était. La tutelle dominicaine( Jeanne d’Arc de Montrouge étant sous tutelle congréganiste), elle, n’est pas inquiète. Pire, elle continue à apporter tout son soutien à la cheffe d’établissement dans ses communications.
Contradictoire apporté par la tutelle : tout serait donc mensonge et diffamation ?
Dans le contradictoire adressé au Défenseur des droits, la prieure provinciale de la congrégation des Sœurs dominicaines du Très Saint Rosaire de Monteils conteste « fermement les griefs qui pourraient être reprochés à l’établissement et à sa direction » et considère que « l’ensemble des initiatives procédurales prises à l’encontre de l’Institution Jeanne d’Arc et de la cheffe d’établissement…. « s’inscrivent dans le cadre d’une tentative de déstabilisation menée depuis plus de trois ans par d’anciens parents et membres du personnel à l’origine d’allégations mensongères ciblant l’établissement et sa direction ».
Préférer mettre la poussière sous le tapis plutôt que protéger les élèves et le personnel ?
Il suffirait pourtant de compter les départs, démissions et licenciements, prendre au sérieux les nombreux signalements des personnels, syndicats, parents, élèves, Inspection du travail etc… pour se rendre compte qu’il y a un vrai problème à Jeanne d’Arc de Montrouge. Et pourtant…
Préférer faire retomber la responsabilité sur l’ancien chef d’établissement et sur les personnels qui dénoncent.
Mais cette protection à tout prix de la cheffe d’établissement au mépris de la santé des personnes a un coût : de nombreux personnels brisés et qui peinent à remonter la pente, des élèves témoins qui ne croient plus en la justice.
Le rapport suite à l’enquête RPS relevait que les professionnels de l’enseignement étaient : « souffrants, dans la peur, voire absents » et s’interrogeait sur le fait que « les enfants accueillis dans l’établissement peuvent-ils être instruits correctement et s’approprier des règles de vie saine ? » avant de conclure : « nous pensons que cette mission est humainement impossible »
Mais peut-être finalement que, la santé de chacun n’est pas
une priorité et que du moment que l’argent rentre, tout va bien ?
#MmeMathelonDémission
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