Bonjour Monsieur le Président de la République française - Courrier d'une Simone lanceuse d'alerte

Bonjour Monsieur le Président de la République française,

Il y a 2 ans Les Simones ont défendu les valeurs de notre belle république.
Nous sommes 5 enseignantes d'un établissement privé sous contrat qui se nomme Institution Jean Paul 2 à Compiègne.

Pourquoi Les Simones ? Nos chefs ne voulaient pas que nous amenions nos élèves découvrir le film d'Olivier Dahan "Simone, le voyage du siècle " au collège et au lycée. Ils ne voulaient pas non plus du film "Rafiki" parlant de l'homosexualité au Kenya alors que ce film faisait partie d'une sélection "lycéens au cinéma", mais aussi de celle du festival de Cannes. Notre chef d’établissement du collège a écrit concernant Simone Veil : qu'elle n'était pas d'accord avec la vie politique de Simone Veil et qu'elle était à l'origine de 7 millions de morts. A l'oral, en fin de journée, devant 14 enseignantes, cette même chef d'établissement a dit  qu'il fallait que l'on fasse attention à ce que l'on montrait aux élèves car sinon nous risquions de finir comme Samuel Paty.

Nous avons subi des réunions de "discernement" au lycée avec la catéchèse, ces réunions consistaient à choisir les livres... en fonction des catéchistes...

Nous avons été obligés de faire bouger le rectorat, de porter plainte contre nos chefs, de prendre des contacts avec Stop homophobie... Même la Miviludes et je remercie Mme Peyron.

Je vous écris car cette année scolaire, au mois de décembre, j'ai subi du harcèlement moral de la part de mes collègues. Car, l'équipe pédagogique est d'environ 80 personnes mais nous ne sommes que 5.

Cette déclaration de harcèlement moral a été reconnue par le rectorat. On est venu me voir sans proposition. Je n'ai droit à rien. Pas d'intégration dans le public alors que j'ai été formée dans un l'IUFM, pas de soutien psychologique gratuit, pas de formation pour que mes collègues intègrent les valeurs qui nous animent. 

Nous subissons les rumeurs, les méchancetés en tout genre. Nous allons travailler la boule au ventre.
Nos nouveaux chefs, collège et lycée, bien que briefés sur notre situation par le rectorat, se font rattraper par les médisances. L'un des deux commence à leur donner du crédit.

J'écris seule Les Simones, mes amies de combat, ne sont pas au courant. 

J'ai un vœu pieux, une demande libératrice pour nous 5, j'aimerais que nous soyons réhabilitées, reconnues afin que toutes les personnes qui travaillent dans l'établissement ne nous méprisent plus, ne nous maltraitent plus.

Je vous remercie pour le temps pris à me lire.
Je vous souhaite une belle journée,

Une Simone

Commentaires

Anonyme a dit…
Compiegne Jean-Paul 2 :
Au coeur de cet entre-soi destructeur, l'influence de parents aussi à la tête de l'Apel, associés à la Communauté de l'Emmanuel, malheureusement connue pour ses dérives sectaires, ses thérapies de convertion pour les personnes homosexuelles, l'éloignement des proches, les exigences financières élevées...

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