Bonjour Monsieur le Président de la République française - Courrier d'une Simone lanceuse d'alerte
Bonjour Monsieur le Président de la République française,
Il y a 2 ans Les Simones ont défendu les valeurs de notre belle république.
Nous sommes 5 enseignantes d'un établissement privé sous contrat qui se nomme Institution Jean Paul 2 à Compiègne.
Nous avons subi des réunions de "discernement" au lycée avec la catéchèse, ces réunions consistaient à choisir les livres... en fonction des catéchistes...
Nous avons été obligés de faire bouger le rectorat, de porter plainte contre nos chefs, de prendre des contacts avec Stop homophobie... Même la Miviludes et je remercie Mme Peyron.
Je vous écris car cette année scolaire, au mois de décembre, j'ai subi du harcèlement moral de la part de mes collègues. Car, l'équipe pédagogique est d'environ 80 personnes mais nous ne sommes que 5.
Cette déclaration de harcèlement moral a été reconnue par le rectorat. On est venu me voir sans proposition. Je n'ai droit à rien. Pas d'intégration dans le public alors que j'ai été formée dans un l'IUFM, pas de soutien psychologique gratuit, pas de formation pour que mes collègues intègrent les valeurs qui nous animent.
Nous subissons les rumeurs, les méchancetés en tout genre. Nous allons travailler la boule au ventre.
Nos nouveaux chefs, collège et lycée, bien que briefés sur notre situation par le rectorat, se font rattraper par les médisances. L'un des deux commence à leur donner du crédit.
J'écris seule Les Simones, mes amies de combat, ne sont pas au courant.
J'ai un vœu pieux, une demande libératrice pour nous 5, j'aimerais que nous soyons réhabilitées, reconnues afin que toutes les personnes qui travaillent dans l'établissement ne nous méprisent plus, ne nous maltraitent plus.
Je vous remercie pour le temps pris à me lire.
Je vous souhaite une belle journée,
Une Simone

Commentaires
Au coeur de cet entre-soi destructeur, l'influence de parents aussi à la tête de l'Apel, associés à la Communauté de l'Emmanuel, malheureusement connue pour ses dérives sectaires, ses thérapies de convertion pour les personnes homosexuelles, l'éloignement des proches, les exigences financières élevées...