Un professeur de sport agressé par un élève au lycée Saint-Vincent de Rennes
Un enseignant a été frappé par un élève du lycée Saint-Vincent dans le centre-ville de Rennes (Ille-et-Vilaine), vendredi 25 avril 2025. L’élève était ivre. Il a été placé en garde à vue de vendredi et celle-ci a été levée samedi.
Un professeur d’EPS du lycée Saint-Vincent à Rennes a été agressé vendredi après-midi par un élève mineur d’une de ses classes. La police confirme l’avoir placé en garde à vue vendredi 25 avril 2025, en présence d’un membre de sa famille alerté au préalable. Sa garde à vue a été levée samedi.
Dans un mail adressé par le chef d’établissement aux enseignants et que nous avons pu consulter, le responsable indique que « ce jeune qui n’était pas attendu en cours d’EPS s’y est tout de même rendu. Le professeur lui en a fait la remarque. Sans préavis, il s’est précipité sur lui et lui a porté plusieurs coups au visage et au cou. » Les pompiers ont pris en charge l’enseignant qui a été conduit aux urgences. La police est venue sur place pour appréhender l’élève. Un éthylotest a révélé que le lycéen était ivre.
Sept points de suture pour l’enseignant
L’enseignant s’est vu prodiguer sept points de suture et une interruption totale de travail de sept jours. L’événement a choqué les témoins directs, élèves et adultes.
« Quels que soient le contexte et les protagonistes, plus encore dans un sanctuaire de sécurité et de paix que doit être un établissement scolaire, la violence verbale ou physique n’a pas lieu d’être et constitue le degré zéro de la gestion de conflit, souligne le chef d’établissement. Nous devons afficher notre soutien à notre collègue et notre attachement à l’éducation qui exige un climat apaisé et qui ne peut pas se résoudre à être immobile face à ces évènements intolérables. »
Il a demandé aux enseignants du lycée Saint-Vincent d’évoquer les faits face aux élèves lors du début des cours demain, lundi 28 avril, et d’arborer vendredi 2 mai un ruban blanc, signe d’attachement de l’établissement à la non-violence. Contacté, l’établissement n’a pas souhaité faire plus de commentaires pour l’instant. Le commissariat indique que l’enquête se poursuit.

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