"Une violence inimaginable" : L'enseignement catholique réagit aux violences dans l'ex-collège St-Pierre du Relecq
Diffusion du 31 mars 2025 Article France Bleu Écouter ici
Après les révélations des violences au sein de l'ex-collège du Relecq-Kerhuon pendant près de 30 ans, le diocèse et l'enseignement catholique du Finistère s'engagent ce 31 mars à être transparents avec le collectif de victimes et veulent comprendre pourquoi aucun signalement n'a été fait à l'époque.
Les révélations des violences commises pendant près de 30 ans au sein de l'ex-collège Saint-Pierre du Relecq-Kerhuon se poursuivent. Depuis près d'un mois et les premiers témoignages dévoilés fin février, 155 personnes ont témoigné au sein d'un collectif créé après l'affaire Bétharram dans le Béarn. Une cinquantaine d'entre elles prévoit de déposer un signalement au procureur de Brest dans le courant du mois d'avril.
Du côté du diocèse de Quimper et Léon et de l'enseignement catholique du Finistère, on cherche à comprendre : "Nous avons été surpris et choqué, nous n'étions **p**as au courant de ce type d'agissements, aussi violents**, aussi nombreux. C'est juste inimaginable pour moi et pour Monseigneur Dognin", avance Christophe Geffard, le directeur diocésain de l'enseignement catholique du Finistère.
Ouverture de toutes les archives au collectif de victimes
Pour lui, la question de la formation de ces enseignants, recrutés au niveau du bac au moment de la loi Debré en 1959, est primordiale : "À l'époque, on a l'impression que le projet éducatif, c'était '"quoi qu’il en coûte", c'était la trique". Christophe Geffard promet de concert avec l'évêque de Quimper et Léon d'ouvrir toutes les archives au collectif de victimes et assure qu'aucun signalement n'avait été remonté avant la libération récente de la parole.

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