Une
enquête a été ouverte contre le directeur du lycée catholique Notre
Dame d’Espérance à Saint-Nazaire. Il aurait eu des « comportements
inappropriés » auprès d’adolescentes.
Par Le Parisien Le 24 mars 2025 à 10h33
Une nouvelle affaire qui éclabousse l’enseignement catholique.
Le directeur du lycée privé Notre Dame d’Espérance à Saint-Nazaire
(Loire-Atlantique) a été suspendu ce vendredi en raison d’un «
comportement inapproprié » auprès de lycéennes lors d’un voyage scolaire
à Paris, indiquent le diocèse à Ici Loire Océan (ex-France Bleu) et le parquet de Saint-Nazaire au Parisien.
Ce
dernier a ouvert une enquête, à la suite d’un signalement effectué par
le rectorat de Nantes. « Le parquet a ouvert une enquête confiée au
Service local de police judiciaire (SLPJ) de Saint-Nazaire afin de
recueillir les témoignages et de qualifier pénalement les faits
reprochés (le signalement étant insuffisamment explicite pour qualifier
d’emblée ces comportements d’agression sexuelle) », précise-t-il au
Parisien.
D’après
des témoignages récoltés par la radio locale, les faits auraient eu
lieu lundi dernier lors d’un voyage scolaire de trois classes de seconde
à Paris. Le directeur de l’école aurait alors rejoint l’hôtel où logent
les élèves, sans prévenir personne. Il serait passé dans la chambre des
filles. « Il a des gestes et des propos déplacés, inappropriés », a
témoigné une source anonyme auprès d’Ici Loire Océan. Selon ces
témoignages, cet homme serait également coupable de visites
intempestives dans les couloirs de l’internat du lycée, y compris
lorsque les adolescentes « sont en sous-vêtement ».
Une cellule psychologique ouverte
Dans
un courrier, dévoilé par Ici Loire Océan, adressé par le directeur
diocésain Frédéric Delamazure à la communauté éducative du lycée,
celui-ci confirme que le contrat du mis en cause est « suspendu ». « Les
services diocésains sont pleinement mobilisés pour accompagner
l’ensemble de la communauté éducatif (…) Ils assureront un suivi
attentif de la situation et se tiendront à disposition des équipes
pédagogiques, des familles et des élèves pour toute question ou besoin
d’accompagnement », poursuit cette missive. « Une cellule d’écoute
psychologique est mise en place ce lundi », ajouté Frédéric Delamazure.
Interrogée sur la question lundi matin, la ministre de l’Éducation
nationale Élisabeth Borne a confirmé la suspension de l’individu mis en
cause. « On parle d’un directeur qui a pu rentrer, en utilisant un pass,
dans les chambres de lycéennes qui étaient en voyage », a-t-elle
déclaré.
« Agression sexuelle, harcèlement sexuel sur mineures ? Qu’importe. En
réalité, si les faits sont avérés c’est intolérable et insupportable », a
réagi Philippe Legrand, membre régional CGT de l’enseignement privé. «
C’est allé vite, il y a eu des prises de décision très rapides, tant
mieux. Certains n’ont sans doute pas envie d’avoir à rendre des comptes
plus tard », a-t-il ajouté. La CGT a également saisi le rectorat et la
direction du diocèse.
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